6 l 6 . ASTRONOMIE, LIV. XXIII.
petite pour qu’on veuille supposer les méiidiens rectilignes, il ne s'a-git que de les tirer tous vers le même centre par les divisions des pa-rallèles ; mais pour avoir sur toute l’étendue de la carte une mêmeéchelle, on préféré de prendre sur les autres parallèles des interval-les qui diminuent comme les cosinus des latitudes ; et l’on a ainsi surces parallèles divers points par lesquels on fait passer les méridiensavec la réglé courbe et élastique.
4080. Mudorch a donné une méthode pour calculer ce dévelop-pement du cône de maniéré que la surface conique soit égale à'Jasurface de la zone sphérique représentée sur la carte ; il faut pour ce-la que le cône, au lieu de toucher la sphere, la coupe dans son inté-rieur ( Philos. Trans. 1 y 5 8 ). M. de la Grange a donné un mémoireanalytique sur les projections des cartes ( Mém. de Berlin 1779 ).
4081. Flamsteed a représenté dans son Atlas céleste (722) les paral-lèles à l’équateur par des lignes droites et parallèles entre elles (a) , dontles degrés sont (aussi bien que dans la sphere) proportionels aux sinusdes distances au pôle; les méridiens y prennent la forme de la courbedes sinus, dontVVallis parla autrefois dans son Traité de laCycloïde;les cercles de latitudes et les parallèles à l’écliptique y prennent encertains endroits des ligures assez bizarres ; maison les tire facilementpar le moyen des degrés d’ascension droite et de déclinaison quirépondent à chaque degré de longitude et de latitude. Si l’on ima-gine le globe couvert de fils pliés sur les parallèles à l’équateur,qu’on y trace les constellations et qu’on développe les fils sur unplan, 1 on aura une idée de cette espece de projection’( Hist. caelest.proleg ., pag. 159). Il y a des cartes géographiques où l’on s’en estservi.
4082. Pour former les globes célestes et terrestres ( i 58 ), on estobligé de faire graver des fuseaux ( fus. 307, 338 ), qui sont aussiune espece de projection, ou un développement du globe, sem-blable à celui que nous venons d’expliquer. La longueur P C del’axe de cette 'courbe est égale au quart de la circonférence du glo-be; les intervalles des parallèles sur l’axe PC sont tous égaux; lesrayons des cercles KDI, qui représentent les parallèles, sont égauxaux cotangentes des latitudes (4077 ) ; et les arcs de chacun , commeKl, sont égaux à-peu-près au nombre de degrés de la largeur du fu-seau ( qui est ordinairement de 3 o°), multipliés par le sinus de lalatitude : ainsi l’on ne trouveroit aucune difficulté à les tracer ; mais
<*> Dans l’Uranoinétrie de Baver et dans l’Uranograpliie Britannique (" 25 ', cesont les parallèles à l’écliptique qui sont exprimés par des lignes droites , parallè-les entre elles. '
l’embarras