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Tome troisieme.
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LONGITUDES EN MER.

65i-

USAGE DES MOU VF,MENS DE LA LUNE

pour trouver les Longitudes en Mer.

'4166 . Il est de la derniere importance pour le bien du commercemaritime, et pour le salut des hommes qui s’y consacrent, de pou-voir tiouver en pleine mer le degré de longitude où l’on est ( 54 ). Ceproblème se réduit à savoir quelle heure il est sur le vaisseau , etquelle heure il est au lieu du départ ( par exemple, à Paris ). Il n’est

f )as difficile de trouver l’heure qu’il est sur un vaisseau en observanta hauteur du Soleil ou d’une étoile ( io 33 , 4206 ); la difficulté seréduit donc à trouver en tout temps et en tout lieu l’heure qu’il est àParis.

Philippe III, qui monta sur le trône d’Espagne en 1598, fut le pre-mier qui , convaincu de l’importance des longitudes, proposa un

f nix en faveur de celui qui en feroit la découverte. Les états de Hol-ande imitèrent bientôt son exemple ( Morin, Longit. sci., pag. 1 ).Le parlement d’Angleterre assigna en 1714 une récompense de vingtmille livres sterling, ou environ 5 oo mille livres de France, pour ce-lui qui trouverait la longitude à un demi-degré près ( Connaissancedes mouv, célestes 1 y 65 ); et le duc d’Orléans, régent de France, enpromit une de cent mille livres par une lettre du i 5 mars 17 16 ( Hist.•de l’acad. 1722, pag. 102). Ces encouragemens, joints à l’émula-tion naturelle des savans, ont produit de temps à autres des effortsutiles pour la découverte des longitudes.

4167. Pour trouver l’heure qu’il est à Paris , le navigateur n'auraitbesoin que d’une montre assez bien réglée pour ne pas varier de plusde 2 minutes dans le cours de deux mois de navigation. Gemma Fri-sius, Métius, et d’autres savans de Flollande, crurent, au commence-ment du dernier siècle, qu’011 en viendrait à bout, et l’on fit plusieursessais , mais inutilement ( Riccioli I, l\cfi ). Sully, horloger de Paris ,travailla à une horloge marine en 1726; enfin Harrison, qui s’occu-poit en Angleterre de cette même recherche depuis 1726, fit l’é-preuve en 1762 d’une nouvelle montre marine, garde-temps, tirne-keeper, ou chronométré, qui remplit l’objet qu’on's’en étoit propo-sé : j’en ai rendu compte fort au long dans la Connaissance des mou-t’cmens célestes pour 1765 et 1767. M. Berthoud, qui avoit donnéses idées sur cette matière dans ses Essais sur l’horlogerie en 1763 ,a aussi exécuté d’excellentes montres , dont la vérification a été faiteen mer par ordre du ministère , et dont le succès a été complet.

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