65-2 ASTRONOMIE, II V. XXIV..
M. le Roy l’aîné en a fait d’autres , dont la description et les épreuvesse trouvent dans le voyage de M. Cassini le fds en Amérique, fait en1768 et publié en 1770. M. le Roy remporta le prix de l’académieen 1769 ; le voyage de l’Isis, fait en 1768 et 1769 sous le ministère deM. le duc de Prâlin, par M. de Fleurieu et M. Pingré, publié en 1778,le voyage de la Flore en 1771 et en 1772 , sous le ministère de M. deBoynes , par MM. de Verdun, de Borda et Pingré , publié en 1778 ,ont constaté l’exactitude des horloges marines de M. Bertlioud et deM. le Roy. MM. Arnold, Kendal, Mudge, Einery, en ont fait enAngleterre ; et l’on peut compter actuellement sur l'horlogerie pourtrouver les longitudes en mer (a) .
4168. Mais pour savoir en pleine mer l’heure qu’il est à Paris, l’onn’a pas besoin essentiellement de ces horloges marines; on peut latrouver.par le moyen de l’astronomie , en observant les éclipses( 4178 ), les satellites de Jupiter, comme Galilée le proposa en i 63 i( Ricciolil, 498; II, 6 09), etsur-tout la situation de la Lune : cetteméthode est la plus importante , parcequ’elle peut s’appliquer à desintervalles de temps où l’on ne pourroit plus compter sur la marchedes horloges, et qu’elle est nécessaire pour vérifier la régularité deshorloges. Supposons que, par des tables bien calculées et bien sûres,l’on sache qu’à 2 h 4' temps vrai à Paris, la longitude de la Lune seradé o ! io°, et qu’étant en pleine mer, j’aie trouvé par mon observa-tion que la Lune a précisément o s io°, je serai sûr qu’il est a h 4! àParis , aussi bien que si une excellente montre réglée à Paris me l’a-voit indiqué.
4189. Dès le commencement du seizième siecle on parla d ob-server les longitudes par le moyen de la Lune ; tels furent OronceFine , de i/wenienda longitudinc ; Gemma F’risius , de Radio astrono-mico , qui lui ieproche de s’en être attribué l’idée , comme si elleeût été nouvelle; Apian, qui publia sa Cosmographie ainsi queGemma F’risius en i 53 o; Vern., in h. /. Geogr. Ptolem.; Santbecx,de Obse/v. phœnemenorum i 56 i ( Riccioli II, 609 ; Morin , Scient .Long., pag. 110 ). Gemma Frisius, médecin et mathématicien d’An-vers, en parla sur-tout dans son ouvrage de Principiis Astronomiacet Cosniographiac, deque usu globi ah eodem editi, p. 58 -60, édi-tion de Cologne 1578. Il explique la maniéré de trouver le lieu de la
<* > Voyez les Principes de la montre marine de M. Harrison , imprimés à Lon-dres et à Paris en 1767; le Voyage de M. Cassini, où est la description des montresde M. le Roy ; et le Traité des horloges marines de M. Berthoud, 1773, 2 vol.in-4®, avec le supplément 1787, où l’on voit les travaux immenses de cet liabil«horloger pour le succès de la méthode des longitudes.