IONGITUDES EN MER? 68 L
hauteur, à cause du reflet de la lumière qui vient de la surface del’eau , qui empêche de distinguer le terme de l’horizon , on ne l'aqu’à 4' près.
3 °. Il peut y avoir 2 r d’erreur dans la déclinaison de la Lune , soitqu’on la tire de l’observation , soit qu’on la prenne dans les tables ;et cette erreur influe dans la longitude que l’on cherche.
4 °. La Caille a calculé ce qui pouvoit résulter de ces erreurs dansdifférentes positions de la Lune et du vaisseau ; en supposant encore2' d’erreur dans l’ascension droite de la Lune , calculée par lestables , et 3 o" sur le temps vrai, il trouve l’erreur entre 3 ° 36 'et 19° 3 ', c’est-à-dire entre 62 et 190 lieues marines (de 20 audegré ).
4219. Dans la méthode où nous employons seulement la dis-tance de la Lune à une étoile , l’incertitude est beaucoup moindre.La Caille supposoit 4' d’erreur sur la distance observée : l’erreurqui en résulte sur la longitude est toujours à pelle de la longitudeque l’on cherche , comme le mouvement diurne de la Lune est à36 o°, c’est-à-dire de i° 49', si le mouvement diurne est de i 3 ° 10'Cette méthode n’exige une extrême exactitude que dans la seuledistance observée; car pour les hauteurs de la Lune et de l’étoile,sept à huit minutes d’erreur dans chacune produiront à peine unquart de degré sur la longitude. Enfin , supposant deux minutesd’erreur dans le calcul du lieu de la Lune , il en résultera 54 ' surla longitude. La somme de ces trois erreurs ne va pas à 3 °, en lessupposant toutes du même sens. Cette incertitude sera beaucoupdiminuée, si l’on peut faire deux observations différentes le mêmejour. Mais on ne se trompe jamais d’une minute dans les tables nidans l’observation , quand on a un bon sextant dont le limbe soitde cuivre, et auquel on applique une luneLte acromatique : ainsiil 11e faut pas conclure de ces calculs de la Caille que jamais l’erreurpuisse être aussi considérable : je ne les ai rapportés que pour fairevoir l’avantage de la méthode des distances.
4220. La Caille et M. Maskelyne ont éprouvé long-temps sur mercette méthode des distances de la Lune au Soleil et aux étoiles ;ils l’ont trouvée la plus exacte ; ils l’ont adoptée de préférence.!M. de Charmieres et M. de Verdun , officiers des vaisseaux du roi,qui se sont exercés à ces observations dans des voyages de longcours, l’ont employée et l’on regardée comme la meilleure. M. d’A-gelet, qui a fait avec M. de Rosnevet le voyage des Terres austra-les en 1773, et le voyage autour du monde avec M. de la Perouse,
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