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NOTICE SUR LA BIBLIOTHÈQUE, ETC.
sa bibliothèque, ou du moins il garda le silencedans les discussions auxquelles donna lieu le sort, unmoment indécis, des livres qu’on faillit vendre àl’encan avec les édifices qui les renfermaient. Labibliothèque de Saint-Victor alla donc s’engloutirtout entière dans l’abîme du dépôt central, à l’excep-tion des manuscrits qui furent réclamés par la Bi-bliothèque nationale de la République, et qui y arri-vèrent à peu près tous avec le catalogue de Claude deGrandrue. Quelques-uns seulement, les moins pré-cieux sans doute, furent gardés au dépôt, et passèrentensuite à la bibliothèque de l’Arsenal, qui hérita ausside vingt mille volumes imprimés provenant de Saint-Victor. Il ne restait plus qu’un souvenir déjà presqueeffacé de cette bibliothèque qui avait été si célèbre,lorsque le pauvre Mulot se rappela qu’il était biblio-thécaire, pour publier un insignifiant Mémoire sur[ état actuel de nos bibliothèques (Paris, 1797, in-8).Le malheureux avait laissé périr la bibliothèque deSaint-Victor sans la défendre, lui qui en avait lagarde, et qui n’aurait eu qu’un mot à dire, en s’ap-puyant du crédit politique de Grégoire, pour qu’ellefût conservée intégralement comme celle de Sainte-Geneviève, qui devait son salut à son ancien biblio-thécaire l’abbé Mercier de Saint-Léger.