DK LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. U3
on benoist royaulme des cieulx, duquel sont lesclefs baillées à nostre bon Dieu decretaliarche. »Dans son premier livre, chapitre 22, Rabelais n’a-vait osé parler des Décrétales, qu’en les représentantcomme <; un gros breviere empantouplilé, pesanttant en gresse qu’en fermoirs et parchemin, poyplus poy moins, unze quintaux six livres. » Au se-cond livre, le breviere empantouphlé devient auda-cieusement : Pantofla Decretorum.
Il est donc clair que Rabelais veut faire entendrepar là que les Décrétales sont sorties tout armées dela pantoufle du pape ; de là le titre : Pantofla De-crelorum. Quand Homenaz, au IV e livre, cliap. 50,montre à Pantagruel l’archétype d’un pape : « Je lecongnois, s’écrie Pantagruel, je le commis à la tiare,à l’aumusse, au rochet, à la pantophle. » Puis, leschapitres suivants sont remplis de menus devis àla louange des Decretales, soit Clémentines, soitExtravagantes. «
Ce sont ces dernières probablement que Rabelaisattribue surtout à la pantoufle déerétalique. Yoicile titre d’une édition lyonnaise qu’il avait peut-êtresous les yeux :
« Extravagantes xx Johannis XXII, seu Consti-tutiones xx Johannis papæ XXII, cum familiariapparatu domini Zenxelini de Cassanis, utriusquejuris professons, situatione coinpetenti unicuiqueassignata. Lugduni, sine anno (vers 1490), in-fol. »
4. Marogranatijm vitiorum.
C’est-à-dire : La Pomme de Grenade des vices ;et par équivoque : La Mauvaise Graine des vices.