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CATALOGUE
loyaux chrestiens. Tholose, Jacq. Colomiés, sansdate (1530), in-4 goth. »
Nous croyons que c’est ce dernier ouvrage queRabelais a voulu désigner plus particulièrement, àcause du lieu de l’impression et aussi eu égard austyle mélangé de languedocien que le frère NicoleCaling a employé dans sa traduction.
Le Duchat dit que creziou est un creuset, dans lepatois du Dauphiné et du Lyonnais; cri zou, enbasse Normandie, aurait le même sens. Eloy Jolian-neau prétend que creziou, en Savoie, est une lampeà crochet. Suivant nous, c’est un sentier, un chemincreux, en languedocien.
Nous ne serions donc pas éloigné de croire queRabelais eût voulu ici, en se servant de cette expres-sion, indiquer quelqu’un de ces ouvrages mys-tiques, qui étaient traduits en languedocien ou encatalan, et imprimés pour l’usage spécial des ha-bitants du Languedoc et de l’Espagne. Yoici unde ces livres, que Rabelais a bien pu qualifier decreziou, creuset, par allusion aux travaux et auxouvrages alchimiques de l’auteur supposé, RaymondLulle :
« Libro d’oracions y contemplacions del enteni-ment en Deu, compost per Ramon Lull, traduit enlengua valenciana per Joan. Ronlabii. Valencia, Jo.Joffre, 1521, in-fol. »
Ce n’est pas le seul livre en langue catalane quinous ait offert quelque analogie avec le Creziou decontemplation, et nous nous sommes arrêté quel-ques instants devant ce titre recueilli par Panzer,t. III, p. 61 :