DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 93
Il existe plusieurs traités imprimés dès ce temps-là, pour combattre ou pour défendre la correctionfraternelle qui était en vigueur dans tous les cou-vents. Voici l’indication de deux de ces traités queRabelais avait pu voir dans la bibliothèque de Saint-Victor :
« Tratactus de fraterna correctione, auctore quo-dam pâtre ord. Carthus., conventus Coloniensis.Colonise , sine an no (circa 1490), in-4. »
« Bernardini Arevalensis, ordinis Minorum, trac-tatus de correctione fraterna, editus opéra F. Gar-siæ de Castillo. Methimmæ Cantpi , Fr. a Canto,1557, in-8. »
Ce second traité de discipline a été rédigé bienlongtemps avant la date de cette édition.
Si Rabelais a voulu jouer sur le mot discipline ,en l’appliquant au culot , plutôt qu’à l’éducation in-tellectuelle des enfants, on doit croire que l’ouvragequi s’est présenté d’abord à son esprit, a été celui-ci, souvent réimprimé à Paris et à Lyon : « Roetius,de disciplina Scholarium, ab Ascensio explanatus.Lugduni, 1502, in-4. »
Remarquons que le culot se trouve dans le pré-nom du commentateur de ce traité, Jodocus RadiusAscensius, que connaissait bien Rabelais.
29. La Savate d’humilité.
Nous trouvons dans la Bibliothèque françoise deDu Verdier, que Jacob de Pierre-Vive, religieux del’ordre de Saint-Benoît, a traduit en français et afait imprimer à Paris, chez Simon Vostre, en 1510,