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CATALOGUE
Les curés ne manquaient pas de livres spéciauxcomposés à leur usage : Spéculum Curatorum (Pari-siis, Delabarre, s. a., in-8 gotli); DefensoriurnCuratorum contra Privilégiâtes (Lovanii, s. a,in-4 goth.) ; Directorium Curatorum, doctoris Joh.Aurbach{s. 1. ets. a., in-4). Ons’étaitmême apitoyésur leurs misères : De Miseriis Curatorum et Pleba-norum historia (Antuerpiæ, s. a., in-8). Dans lechap. 12 du liv. IV, Rabelais nous apprend que lecuré d’une paroisse servait ordinairement de som-melier à son seigneur, « comme lors estoit la cous-tume en France. »
La bibliothèque de Saint-Victor possédait plu-sieurs manuscrits du Manipulus Curatorum , dansle pupitre coté GG.
34. Reverend i Patris fratris Ltjbini, provin-
cialis Bavardiæ, de croquendis lardonibes
LIBRI TRES.
C’est-à-dire: Du révérend Père frère Lubin, pro-vincial de Bavarderie, Sur les lardons à croquer,trois livres.
Rabelais ne fait pas ici allusion à un livre, maisbien aux ordres monastiques en général, que les no-vateurs avaient personnifiés sous le nom d’un per-sonnage «imaginaire appelé frère Lubin. ClémentMarot, dans une ballade célèbre, a dépeint le carac-tère de ce personnage qui représente l’esprit mona-cal et la moinerie tout entière :
Pour courir en poste à la villeVingt fois, cent fois, ne scay combien,