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Notre premier soin a donc été de rechercher l’in-dication des livres imprimés, relatifs à ces matières,que Rabelais pouvait avoir rencontrés dans la biblio-thèque de St-Victor, où devaient être aussi diverseséditions des Taxas cancellariæ et Pœnitenliariæ :
« Nicolai Richardi, liber de indulgentiis. SinelocOj 1487, in-fol. «
« Ludovici Rolognini, de indulgentiis tam gene-ralibus quam particularibus. Bononiæ , P lato deBenedictis , 1489, in-fol. »
« Nicol. Weigel, Clavicula indulgentialis. Sineloco. 1480, in-fol. »
« Joh. Pfeffer, de Wydenberg., de materiis indul-gentiarum. Sine loco , 1480, in-fol. »
Le mot e mitige ntiarum , « qui signifie, dit LeDuchat, l’action de traire les animaux qui donnent dulait, » semblait être mis là, dans un titre de livreaccommodé à l’humeur de Rabelais, pour remplacerindulgentiarum. De plus, suivant Le Duchat, « Ra-belais avait voulu qu’un ouvrage qui traitoit des in-dulgences fût divisé en neuf ennéades ou en neufneuvaines de livres. » En effet, une bulle d’indul-gence était en quelque sorte une excellente vache àlait dans toute la chrétienté, avant la réformationde Luther. Quant à l’évêque Boudarin, ce nomforgé à plaisir signifiait, selon Eloy Johanneau, unhomme bien nourri, un gros ventru.
Mais, en étudiant plus attentivement le titre delivre inventé par Rabelais, nous nous sommes con-vaincu que le livre des Sentences de Pierre Lombard,tant de fois commenté, expliqué et extrait par lesdocteurs en théologie, n’était autre que la source des