DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 157
JoannesJoannellusBasaverianus). Parisiis, subpreloJodoci Badii Ascensii, 1532, in-8 goth. »
Rabelais n’avait sans doute pas résisté au plaisirde ridiculiser un livre dédié au sorbonniste NoëlBeda, que les luthériens abhorraient et qui le leurrendait bien. Au reste, le titre de livre forgé parRabelais fait allusion à différents ouvrages composésen l’honneur des moines et du monachisme :
« Joh. Trithemii, De proprietate monachorum.Moguntiæ , 1495, in-4. »
« Ejusdem, De triplici regione claustralium etspirituali exercitio monachorum. Moguntiæ , 1498,in-4. »
« Guill. Paraldi, episc. Ludg., tractatus de pro-fessione monachorum. Parisiis, Joan. Par vus, sineanno, in-8. »
« Joan. de Breitenbach, Lipsiens., repetitio destatu monachorum. Sine loco et sine anno , in-4. »
« Eckardi abbatis, Lanternæ monachorum, libriV, etc. »
Le mot coqueluche avait alors deux sens bienmarqués : capuchon, et rhume opiniâtre. La coque-luche , que nous nommons maintenant grippe, fitinvasion en France sous le règne de Charles VI, en1414; on commença, dès ce temps-là, à porter descoqueluches , qui ressemblaient au capuchon desmoines; la mode des coqueluches passa, mais le nomen resta à la cuculle ou capuce monastique. LeDuchat ajoute cette note à la Coqueluche desMoines : « Raillerie sur le capuchon des moines etsur leurs dévotions nocturnes, qui leur engendroientla coqueluche, sorte de méchant rhume qui malgré