DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 169
gnaler, à ce propos, le manuscrit suivant, que possé-dait laBibliothèque de Saint-Victor : Prima pars dya-logi magistri Guitlemi Olkarn , quæ est de hereticiset continet septem Ubrospartiales , pup. MM. n° 9.
74. Magistri N. Frippesaulcetis, de grabela-
TIONIBUS HoRARUM CANONICARTJM, LIBRI QUA-
D R AGI NT A.
C’est-à-dire : De notre maître Frippe-Sauce, surles grabelations des Heures canoniales, quarantelivres.
Ce titre nous paraît faire allusion à celui d’unlivre spécial , qui était alors le traité le plus com-plet et le plus estimé sur la matière et qui avait étéréimprimé plus de trente fois depuis l’origine del’imprimerie; voici la plus ancienne édition :
« Alberti deFerrariistractatus deHoris canonicis.hovanii , Joh. de IVesphalia , 1485, in-4. »
L’auteur, célèbre jurisconsulte de Parme, était néà Ferrare et se nommait Trot tus en latin, Trotti enitalien. C’est à ce nom de Trottus que Rabelaissemble vouloir rapporter le mot grabelatio , formédu verbe grabeler , synonyme de dépécher. Ondisait un dépécheur de messes, et un grabeleur deprières. Rabelais traduit donc facétieusement Trottuspar cette analogie française : qui trotte, c’est-à-direqui grabelle, qui se dépêche.
Il existait d’autres traités sur les Heures cano-niales, notamment celui-ci, qui a été imprimé avant1530, quoique nous n’en connaissions qu’une édi-tion bien postérieure à cette date :