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DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR.
guenaulx de Saincl Innocent , en disant que leurcollege avait bien mérité son sobriquet de Colliegede pouillerie. (Livre I, ch. 37.)
78. La Barbotine des Marmiteux.
Ce titre de livre semble faire allusion à la fois àla mine piteuse des dévots et à l’ouvrage d’un gram-mairien connu dans les écoles de rhétorique.
La barbotine est une plante employée en médecinecomme vermifuge. Or, Rabelais veut faire entendreque les marmiteux , c’est-à-dire les dévots qui jeûnentet qui pratiquent la vie ascétique, ont l’air d’avoirdes vers, c’est-à-dire ont le teint paie et jaune.
Clément Marot se sert du mot marmiteux dansle sens de cafard à l’air humble et triste, comme lesmoines qui vivaient autour de la marmite papale, etqu’il dépeint ainsi dans Y Amour fugitif :
— Yey à part une tourbeD'hommes piteux, ayans la teste courbe,
L’œil vers la terre en grant cerimonie,
Pleins, à les veoir, de deuil et agonie,
Disans à eux mondenitez adverses,
Et en habits inonstrans sectes diverses.
Quant à la barbotine , ce mot a trop d’analogieavec le verbe barboter , synonyme de marmotter,pour que Rabelais n’ait pas voulu représenter cesdiseurs de patenôtres, qui sans cesse remuent leslèvres et murmurent des prières.
Rappelons enfin, sans y attacher trop d’impor-tance, que Gellius Bernardinus Marmita, de Parme,était un grammairien du seizième siècle, dont les
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