I)E LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 18T
montanus, depuis celle de Nuremberg, 1473. Cemathématicien astrologue avait aussi composé unalmanach perpétuel : Ephemerides sive almanachperpetuum, ab anno 1473 (Venetiis, Petrus Lichs-tenstein, 1498, in-4). On connaît d’autres alma-nachs perpétuels écrits en latin à la même époque :
« Almanach perpetuum cœlestium motumn, tra-ductum a lingua hebraica (Abrahamæ Zacuti)' inlatinam per Jos. Vizinum. Leiriæ , Magister Ortas,1496, in-4. »
« Joannes Michael, Germanus Budorensis, Alma-nach perpetuum R. Abrahae Zacuti, a se einen-datum, interpolatum et auctum imprimi curavit,Venetiis , 1499, in-4. »
Mais ces almanachs, exclusivement astronomiques,n’avaient pas un intérêt direct pour les goutteux etles vérolés. Les bibliographes ne citent qu'un seulalmanach écrit en français, avant celui que Rabelaispublia lui-même à Lyon à la fin de l’année 1532, aumoment même oh paraissait le second livre de Pan-tagruel; voici le titre de cet almanach antérieurau premier Almanach de Rabelais :
v Almanacb de B. Le Sourt pour l’an bissextil1528. Paris , Simon de Câlines, 1528, in-4 goth.»
La Croix du Maine, qui mentionne cet Almanach,ne nous en apprend pas davantage sur le livre nisur son auteur. Cependant, il est certain que chaquenouvelle année faisait pulluler les almanachs et lesprognostications, non-seulement en France, maisencore par toute l’Europe; car Rabelais, qui fitimprimer à Lyon, par son libraire François Juste,un Almanach et une Prognostication Pantagrueline,