DF, LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 217102. La. Patenostre du Cinge.
Nous ne connaissons' que deux opuscules dont lesti tres offrent quelque analogie éloignée avec celui-ci :
«La patenostre desVerollez, avec leurcomplainctecontre les médecins. Sans lieu ni date (vers 1 520),in-8 goth. de 4 feuillets. »
« Le Pater noster des Flamans, Hennouyers etBrebansons. Sans lieu ni date (vers 1525), in-8gotli. de 4 feuillets. »
Mais ce n’est pas de ces pièces de vers qu’il estquestion ici. Rabelais a voulu faire allusion auxmoines, qui lui doivent leur sobriquet de singes :
« Si entendez pourquoy ung cinge en une familleest tousjours mocqué et liercelé, avait-il dit dansson Gargantua (ch. 43), vous entendrez pourquoyles moines sont de tous refuyz et des vieulx et desjeunes. Le cinge ne garde point la maison commeung chien; il ne tire pas l’arroy comme le beuf; ilne produict ny laict, ny laine, comme la brebis; ilne porte pas le faix, comme le cheval. Ce que il faitest tout concilie] - et deguaster, qui est la cause pour-quoy de tous reçoit mocqueries et bastonnades. »
« On appelle proprement patenostre du singe,dit Le Duchat, une apparence de dévotion qui abou-tit à quelque friponnerie. »
« On appelle patenôtres du singe, dit le Diction-naire de Trévoux, le murmure que font les singes,quand ils grondent et remuent les babines. » C’estdans ce sens que Regnier a employé cette expressionproverbiale :
Comme un singe fasché j’ay dit ma patenostre.