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CATALOGUE
103. Iæs Grezillons de Dévotion.
Rabelais avait rencontré clans la bibliothèque deSaint-Victor plusieurs ouvrages mystiques écrits enfrançais, et imprimés avant 1532, qui traitaient delàdévotion, et qui affichaient ce grand mot dans leurstitres, par exemple :
« Le thresor de Dévotion, traitant plusieurs bellesvertus, par lesquelles on peut apprendre à aymerDieu, traduit de la langue castillane en franeois.Lyon , Claude Nourry dit Tje Prince , sans date(vers 1512), in-16. »
« L’horloge de Dévotion, profitable pour exciterl’aine endormie par paresse, composé en françoispar maistre Jehan Quentin, penitencier de Paris.Sans nom et sans date (vers 1515), in-4, fig. »
Réimprimé plusieurs fois.
« Le jardin de Dévotion, auquel l’Ame devotequiert son amoureux Jhesucrist. Bruges , ColardMansion , sans date (vers 1475), in-fol. goth. »
Mais ces titres-là ne correspondent pas tout à faità celui que Rabelais avait inventé, car, suivant LeDucliat, les grezillons de la dévotion représente-raient « la coutume qu’ont les superstitieux, quandils disent leurs patenôtres, de s’entortiller les poucesavec le chapelet, comme avec des grézilIons. » Onnommait ainsi la petite ficelle qui servait à donnerla question ordinaire, en serrant les pouces du pa-tient. Selon Eloy Johanneau, les grezillons étaientdes menottes en fer qu’on mettait aùx mains des cri-minels.
Ces commentateurs n’ont eu égard qu’au sens