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duire Schedulare magistratuum, par le Carnet desMagistrats , ce qui ne rappelle guère, à premièrevue, la Bedondaine (ou le gros ventre) des Prési-dents; mais on trouvera plus d’analogie entre uncarnet ou registre et un tambourin ou bedondaine ,si l’on pense que le parchemin servait à couvrir l’unet à composer l’autre. De plus, dans ces mots con-ferens normam germanam , que nous offre le titredu livre de Pierre Cotereau, il y a un double sensque Rabelais a pu détourner plaisamment pour l’ap-pliquer au son du tambourin battu et mesuré à lamanière des Allemands ou des Suisses.
Quoi qu’il en soit, Rabelais nous a donné lui-même,au ch. 20 de son premier livre, le vrai sens du motbedondaine , en décrivant des chausses à la Soi ce.« pour tenir chaulde la bedondaine. » Les Suissesportaient alors des chausses amples et plissées pardevant, qui faisaient paraître le ventre plus grosqu’il ne l’était et qui se prêtaient aussi à son exten-sion momentanée « De bedon et de bedaine , ono-matopées, qui ont chacune signifié un tambourin,dit Le Duchat, on a fait bedaine et bedo/ulaine dansla signification de gros ventre , à cause de sa ressem-blance avec un tambour. » Noël Du Rail, dans sesContes d’Eutrapel, ch. 19, emploie le mot bedon-don. , comme redoublement de bedon : « Chicouan,qui estoit tabourineur à Saumur, en fit ainsi, quandle jour de ses noces, il alla baudement et gaillarde-ment quérir sa femme à-tout son tabourin et fluste,la conduisant en grand’joliveté jusques au moustier,puis s’en retourna à sa maison se quérir luy-mesmeavec son bedondon. »