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Catalogue de la bibliothèque de l'Abbaye de Saint-Victor au seizième siècle / rédigé par François Rabelais ; commenté par le bibliophile Jacob [i.e. Paul Lecroix] ; suivi d'un Essai sur les bibliothèques imaginaires par Gustave Brunet
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langue, puisque Rabelais croit devoir expliquer lemot de rnmon, dans la Rriefve déclaration d'au-cunes dictions plus obscures contenues au qua-triesme livre (édit, de Michel Fezandat, 1 552, in-8).

Si ramon signifiaitun balai, dansla langue des sor-ciers, il s’était dit auparavant, au lieu de Raymond ,pour traduire le latin Ramundus, comme on le voitdans le titre d’un livre du quatorzième siècle : a Cyensuit une belle doctrine et enseignement que saintBernart envoya à Ramon, chevalier seigneur deChasteau Ambroise ( Sans lieu ni date , in-4 goth.de 4ff.J. » Rabelais, qui s’intitule professeur d'astro-logie en tête de ses Almanachs, ne se fait jamaisfaute dans ses livres de témoigner du mépris quelui inspirait la prétendue science astrologique : « Te-nant donc pour certain, dit-il dans sa Prognostica-tion Pantagrue line, que les astres se soucient aussipeu des roys comme des gueux, et des riches commedes maraultz, je laisseray ës autres folz prognosti-queurs à parler des roys et riches, et parleray desgens de bas estatz » Dans son Almanach pour l'an-née 1 533, dont il n’existe plus un seul exemplaire,il disait : « Pour ce que je voy entre tous gens sca-vans la prognostique et judiciaire partie de astro-logie estre blasmée, tant pour la vanité de ceulxqui en ont traicté, que pour la frustration annuellede leurs promesses, je me deporteray pour le pré-sent de vous narrer ce que j’en trouvois par les cal-cules de Cl. Ptolemée et autres, etc. » Dans Y Al-manach pour l’an 1535 , également perdu, ildéclarait hautement qu’il n’avait pas la prétentiond’être un ramoneur d’astrologie .