SUR LES BIBLIOTHÈQUES IMAGINAIRES. 299
gnées dans une publication périodique morte il y aune dizaine d’années (le Journal de ï amateur delivres , 1848 et 1849), recherches auxquelles nousavions, nous aussi, dans le même Journal, apportéun faible contingent.
Nous suivrons l’ordre chronologique, nous occu-pant d’abord des livres imaginaires qu’offre du sei-zième au dix-neuvième siècle la littérature françaiseou belge, et après avoir jeté un coup d’œil sur ceque l’étranger présente en ce genre, après avoir ditquelques mots de divers livres supposés, nous termi-nerons en signalant la singulière bibliothèque fan-tastique qu’un homme d’Etat célèbre se plut à ima-giner.
SEIZIÈME SIÈCLE.
Parmi les imitateurs de Rabelais, il faut distin-guer un écrivain assez peu connu d’ailleurs, ClaudeOdde de Triors, qui, en 15T8, fit imprimer à Tou-louse un livret de 46 feuillets intitulé : les Joyeusesrecherches de la langue toulousaine. Tout en se li-vrant à l’explication de divers mots du dialecte local,Odde s’abandonne à des plaisanteries qui sont sou-vent d’un goût peu délicat, et qu’a inspirées unefréquente lecture du Pantagruel 1 .
1 . Les Joyeuses recherches sont un livre des plus rares, et, à notreconnaissance du moins, elles ne figurent sur aucun catalogue mo-derne. Nous croyons qu’à Toulouse même on n’en connaît pasd 3 exemplaires. En 1847 , nous en avons fait faire une réimpression