SUR LES BIBLIOTHÈQUES IMAGINAIRES. 357
chagrins et amertumes. Comme je veux m’en défaire,je le propose pour un morceau de pain.
« La Fille perdue dans les rues de Paris. A quelleheure ce pourrait-il être ?
« Traité du Cocuage, dont on ne peut trouverl’origine. Ce qui a été prouvé, c’est que c’est unfruit qui fleurit dans le cœur de la femme et com-mence à pousser sur le front de son mari. A la findudit volume, la recette d’une pommade pour lemari, dont il aura soin de se frotter cinq ousix fois la nuit, pour empêcher que cela ne pa-raisse.
« De l’Eloquence moderne. Le style m’en a paru siplat que ce volume, quoique in-folio, ne tiendra pasgrande place dans ma bibliothèque.
« De la Vérité, sans notes. C’est ce qu’on a pu fairede mieux, crainte de l’obscurcir, car elle n’est déjàque trop obscure.
« Le Voyage de Cythère, avec une carte et le bla-son : un croissant pour les hommes et des larmespour les femmes.
« Variétés amusantes, édition nouvelle. Je lesnomme ennuyantes , car, loin d’être variées, c’esttoujours la même chose. »
On trouve, à la suite des Pamphlets politiquesdu fameux Paul-Louis Courrier publiés a Bruxelles,en 1823, un Avertissement du libraire ivoy. t. I,p. 405 de l’édition de Paris, 1836, 4 vol. in-8),lequel annonce la publication prochaine de diversesbrochures de Paul-Louis, toutes excessivement utiles