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LETTRE BIBLIOGRAPHIQUE
Martingalle des fianteurs, le Virevoustorium nac-quettorum per F. Pedebilletis, les Brinborions despadres ce le s tins, etc.
Au lieu de la Godemarre des cinq ordres desinendians, on lit, dans l’édition datée de 1533, lesneuf ordres; ce n’est pas Turelupin, c’est Pépin qui,dans les trois éditions signalées, a composé le Vis -tempenard des prescheurs. Mais je ne veux pasdonner plus d’étendue à ces détails de critique ver-bale qui peuvent être regardés comme trop minu-tieux. M. Brunet, dans sa notice (page 26), ré-sume ainsi la question : Dans la première édition dePantagruel , le catalogue de Saint-Victor n’offreque 43 articles ; il y en a quelques-uns de plus danscelle de Lyon, 1533; on en compte 125 dans cellede 1534. L’édition de 1 538 en offre 133, qui sontaussi dans celle de Dolet; le nombre des ouvragesest porté à 139 dans l’édition de Juste, 1542.
Au seizième siècle, un fécond écrivain allemand,auteur de nombreux écrits satiriques et bouffons,dans lesquels il déploya souvent une verve réelle-ment rabelaisienne, Jean Fischart, masqué sous lenom de Huldrich EUeposeleron, entreprit une tra-duction ou plutôt une paraphrase de l’œuvre demaître François 1 ; il se borna, il est vrai, à publierle Gargantua, qui, de 1590 à 1775, a obtenu di-
1. Pouf donner une idée de la façon dont Fischart développeles idées de l’auteur français, nous nous bornerons à dire qu’ilélève à cinq cent cinquante environ les jeux de Gargantua, qui,dans l’original, sont au nombre de deux cent quinze ou à peu près.