A M. PAUL LACROIX.
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U Apparition de sainte Geltrude à une nonnainen mal d'enfant nous rappelle que, clans quelquescompositions du moyen âge, ce n’est pas une sainte,c’est la Vierge Marie en personne qui vient à l’assis-tance de nonnains infidèles à leur vœu de chasteté.
Un manuscrit des Miracles de Notre-Dame, con-servé à la Bibliothèque impériale, et dont M. Pau-lin Paris fait mention dans le tome IV de l’impor-tant ouvrage qu’il a consacré aux manuscrits de cetimmense dépôt, offre le récit (fol. 22) d’une abbesseenceinte d’enfant que Notre-Dame délivra sans peine.Deux autres miracles nous montrent Notre-Damevenant à l’assistance de religieuses qui avaientfailli (folio 56, « d’une nonnain qui enfanta ungfils et le noya ; » folio 64, « d’une nonnin qui chaïten péché »). J’ajouterai que le miracle, fol. 54,« d’une nonnin secrétaire pour laquelle Notre-Damefit lonctemps son service, » offre un épisode, quis’est reproduit avec quelques changements chez di-vers vieux auteurs, et qui a fourni à Charles Nodierune de ses plus gracieuses nouvelles : la Lëqendede sœur Beatrix.
L’ Ars honeste petandi in societate me rappelleles Francs-P éteu/s, poème en quatre chants , pré-cédé d'un aperçu sur la Société des Francs-Pé-leurs , fondée à Caen dans la première moitié dudix-huitième siècle. Caen, 1616 (1854).
J’ai déjà eu l’occasion de faire observer que, dansY Inventaire (prétendu et satirique) qui s'est trouvedans les coffres du chevalier de Guise (Paris, 1615),
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