A M. PAUL LACROIX.
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est excessive. Vous savez, aussi bien que moi, queM. Mary-Lafon a mis récemment au jour, sousle titre de Pasquin et Marforio , une Histoiresatirique des Papes, dont la collection, publiée en1544 par Curion ( Pasquillorum tomi duo), lui afourni des matériaux qui auraient pu acquérir plusde développements. Il est inutile de rappeler que leManuel du Libraire indique bon nombre de cesopuscules mordants. On peut aussi consulter le ca-talogue Libri (n 05 2522, 2563 à 2569) relativementà quelques pamphlets fort curieux. L’Allemagne enproduisit une quantité considérable, à l’époque de laRéforme ; ils ont été recueillis par des éditeurs mo-dernes. L’Angleterre est tout aussi riche en ce genre;je me bornerai à indiquer les Scotlish Pasquils ras-semblés et annotés par J. Maidment (1827-28,3 vol. in-12), collection curieuse à laquelle on avoulu d’ailleurs conserver l’attrait d’une grande ra-reté, car elle n’a été imprimée qu’à 60 exemplaires.
M. Mary-Lafon ne dit presque rien de la statuemutilée qui porte le nom de Pasquin. Le célèbreantiquaire Visconti a montré qu’elle représentaitjadis Ajax arrachant aux Troyens le cadavre dePatrocle.
Nous aurions voulu aussi rencontrer, dans cettehistoire satirique de la cour de Rome, des détailssur divers ouvrages relatifs à divers papes et à desconclaves, notamment sur une composition drama-tique fort piquante : Il conclave nel 1774, impri-mée clandestinement, et traduite en allemand. Elle