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48 j , da II tome de THijioire des Mathématiques , considèrela renaissance des Lettres. II cherche avec complaisance dansles comtnencemens dn XVIIe. siècle , de quoi faire honneuraux François de rétablissement des Sociétés Littéraires; maisil paroìt bientôt subjugué par les prétentions des Anglois àcet égard * : il va même julqu'à se déterminer en ces termes :» C’est PAngleterre, il en faut convenir , qùi montra à la» France l’exemple de ce genre Rétablissement >,. M. de Mon -tucla dit un mot à la vérité de ces Assemblées qui se tenoientà Paris dès le tems du Père Marsenne ; mais il leur oppose,comme s’il vouloir condescendre à la jalousie des Anglois , lesAssemblées de quelques Particuliers retirés à Oxford , aprèsla mort de Charles I, dont il est parlé dans l’Histoire de laSociété Royale, par T. Sprat.
D’abord on pourroit observer que le P. Marsenne étantmort en 1648, quelques mois avant Charles I, les Aflembléesdu P. Marsenne sont sans doute antérieures à celles que latyrannie de Cromwel occasionna entre les Partisans de lafamille de ce malheureux Prince, dans un tems où toute occu-pation auroit pu les rendre suspectes.
Mais ce n’est pas assez : un illustre Anglois nous apprendlui-même à concevoir de notre patrie une plus haute idce.C’est le Chancelier Bacon : l’admiration que l’on a vu renaîtredepuis quelques années pour ses ouvrages , doit rendre sontémoignage aulli précieux pour nous , qu’il est peu suspectà l’Angleterre. Or , c’est lui qui nous fait remonter bien desannées avant l’époque du P. Marsenne : il nous peint, avecla plus grande énergie , la fermentation qui s’excitoit à Parisdans le commencement du dernier siécle, & qui anncnçoitdéjà à la France le règne du génie & de la Philosophie, dansce tems où ce grand homme ne trouvoit pas dans fa Patrie àqui pouvoir même communiquer les vastes projets qu’il avoirdéjà concus : voici la traduction d’un passage du Livre qui apour titre, Impetus Philosophici.
* M. de Monrucla ignorcit que Jtin-Amoìnt Bais, Poète , connu a tXVle. siècle , avoit établi dans fa maison , ( celle où sont aujourd'hui lesAngloises fur les Fossés-Saint-Victor ) une Académie de Musique, quidonnoic des concerts que Charles IX & Henri 111 honorèrent plusieurs foisde leur présence, qu'il rasièmbloit aulïi dans cette maison les beaux espritsde son tems , & qu’il a donné par-là l’idéc de former ces Sociétés de Sa-vanj, qu’on peut regarder comme le berceau de l’Acadéipie Françoise.