ÎO CAD C A F
Bourgogne , empoisonnèrent Louis , Dauphin , ami du Ducd’Orléans : ce qui fit que le Roi se joignit au Duc d’Orléans ,Sc fit la guerre au Duc de Bourgogne. Louis, Dauphin , aprèsavoir langui quelque tems, mourut. Jean , son frère, secondDauphin , mourut ausfi empoisonné. II s’étoit lié avec le Ducde Bourgogne. Celui-ci se lia avec le Roi d’Angleterre , quientra en Normandie & s’en empara.
Isabelle de Bavière, femme de Charles VI, se lia avec leDuc de Bourgogne , l’ennemi de son mari & de son fils Char-les , troisième Dauphin : elle livra Tours & Paris, & força leDauphin de se retirer à Poitiers. Le Duc de Bourgogne rentradans Paris en 1418 ; & Tan suivant, voyant l’Anglois troppuissant, il écouta les propositions de paix que lui fit faire léDauphin : ils se virent sur le pont de Montreau , où JeanSans-Peur fut poignardé par Tanegui Duchâtel ; ainsi finitl’animosité entre les maisons de Bourgogne & d’Orléans ; &la réconcilation entre ces deux maisons fut entière en T 440 ,lorsque le Duc d’Orléans, prisonnier en Angleterre depuis labataille d’Azincourt, donnée en 1415, obtint fa liberté, &que le Duc de Bourgogne lui aida à payer fa rançon.
CADRAN. C’est la description de certaines lignes fur unplan , o 11 fur la surface d’tin corps donné , faire de telle ma-nière, que l'ombre d’un stile , où les rayons du soleil passants travers un trou pratiqué au stile, tombent fur de certainspoints à certaines heures.
La diversité des cadrans solaires vient de la différentesituation des plans & de la différente figure des surfaces, furlesquelles on les décrit ; c’est pourquoi il y a des cadranséquinoxiaux , horisontaux , verticaux , polaires , direcls , élevés ,
éìérhruin e , incìtnans , rccìtnana ? cylindt iquca , 6cc.
On peut voir tous ces sortes de cadrans à Paris, dans lesJardins publics , les Collèges , les Communautés , &c.
CAFÉS. Lieux où l’on prend du café, du thé, du chocol.it;où l’on boit de toutes sortes de liqueurs, & où l’on joue auxéchecs , aux dames , au domino , &c. Ces endroits ne fontordinairement fréquentés que par d’honnêtes-gens , qui vonts’y délasser le soir des travaux de la journée. On y apprendles nouvelles , soit par la conversation , soit par la lecture despapiers publics. On n’y souffre personne de suspect de mau-vaises mœurs , nuls tapageurs , ni soldats , ni domestiques,ni qui que ce soit qui pourroit troubler la tranquillité de laSociété. II semble qu’on ait voulu, depuis quelques années f