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Tome II.
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CAL il

imiter les cafés Turcs, qu’ils appellent Cavéhanes, où l’onadmet des Joueurs d’inltrnmens , que le Maître paye pourdivertir ceux qui prennent du café, &c. Les Musiciens ne fontque passagers dans les cafés de la Ville; mais ils font à >a jour-née dans ceux des promenades , comme aux boulevards. Ony exécute de bonnes symphonies , des Bouffons y chantentdes ariettes , avec tout le burlesque dont elles font suscepti-bles ; & des Cantatrices, des airs de l’Opéra-comique. Lesvoix font passablement bonnes. Ils font tous de leur mieuxpour amuser le public, mériter ses suffrages, & en tirerquelque pièce de monnoieà la fin de chaque air: il est rare quel’on ne donne point à chaque Quêteuse.

II y a des cafés où s’assemblent les Etrangers ; d’autres, oùil n’y a que des Juifs ; & d’autres, pour les Praticiens , lesMarchands, Négocians , Artisans, &c.

CALENDRE. Machine qui sert à tabifer&à moirer cer-taines étoffes , & à cacher les défauts des toiles & de quelquesautres étoffes.

On entend par moirer , tracer fur une étoffe ces sillons delustre , qui semblent se succéder comme des ondes qu’onremarque fur certaines étoffes de foie & autres, & qui s’yconservent plus ou moins de tems ; & il n’y a de différenceentre tabijer & moirer, que celle qui est occasionnée parlagrosseur du grain de l’étoffe; c’est à-dire , que dans le tabis ,le grain de l’étoffe n’étant pas considérable , les ondes se re-marquent moins que dans le moiré, où le grain de l’étoffe estplus considérable.

L'opération de la calendre n’est pas entièrement la mêmepour toutes les étoffes , & l’on ne moire pas précisémentcomme l’on t.ibise.

II n’est permis qti’aux Maîtres Teinturiers d’avoirdes calen-dres. On paye la moire deux fols par aune , les helsamines, unfou ; les tabis , six blancs ou deux fols ; les autres étoftès, àpeine un liard ; les toiles communes , un liard.

Les rouleaux dont on se sert, sont de charme; ils ont troi»pieds huit pouces de long, y compris les pommes ou poignées,fur six à sept pouces de diamètre.

11 y a à Paris deux calendres royales , la grande & la pe-tite. La grande a fa table inférieure d’nn marbre bien uni,Sc la supérieure , d’une plaque de cuivre bien poli : la petiteâ les deux tables de fer ou d’acier bien poli ; au lieu que lescalendres ordinaires des Teinturiers n’ont que des tables debois,