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près de Saint-Denis, dont il ne subsiste aucune maisondepuis long-temps. Ce nom paroît prouver que c’étoit en celieu où l’on gardoit les bêtes féroces pour le combat.
CAZERNES. Ce font de grands corps-de-logis construitsentre le rempart & les maisons d'une Ville fortifiée, ou mêmefur le rempart, pour les Soldats, à la décharge & au soulage-ment des habitans. 11 y a pour l’ordinairedcux lits dans chaquechambre, & trois Soldats couchent dans le même lit.
La ville de Paris a obligation à M. le Maréchal Duc deBiron , de rétablissement des Cazernes que l’on voit aujour-d’hui , tant dans les Fauxbourgs , que hors des Barrières ,&j dans lesquelles tous les Soldats du beau Régiment desGardes-Francoises font logés avec toutes les commoditésrequises.
M. le Maréchal a fait construire cinq Cazernes neuves ,dans chacune desquelles font logées trois Compagnies. Cha-que Compagnie y est divisée par quatre sections ou quatrechambres, contenant douze à quinze lits , dans chacun des-quels couchent deux Soldats. Il y a six chambres de Sergenspour chaque Compagnie.
Ces Cazernes, dont les bâtimenssont spacieux & magnifi-ques , & d’tine noble architecture , se voient hors la barrièrede la rue de Babylone, & près de celle de la rue des Brodeurs;à la nouvelle France ; àPopincourt; dans la rue du Cygne &dans le fauxbourg Saint-Honoré.
Les quinze autres , (car elles font en tout au nombre devingt ) font placées dans les dissérens Fauxbourgs, & ne con-tiennent chacune qu’uue Compagnie.
Outre les cazernes des Gardes-Francoises , il y en a cinqpour le Régiment des S u i îles, aussi de la garde de Sa Majesté.Trois font à deux lieues ou environ de la Capitale ; savoir , àSaint-Denis, à Ruel & à Courbevoye : les deux autres l'ontdans le village de Chaillot, & à Paris rue de la Grange-Bate-lière. Les trois premières font remarquables par la grandeur& la beauté des bâtimens, qui présentent à la vue le coup d’ceiid’un magnifique Château.
CÉLESTINS. fies) Saint Louis revenant de la Terre-Sainte en 12.59 , amena avec lui six Carmes , qu’on nommapour lors les Barre{ , ì cause de leurs manteaux qui étoientblancs & noirs, & les logea dansl’endroiroù font aujourd’huiles Célestins. Ce lieu étoit fort ferré , & ne consistoit qu’enune petite Eglise, un cimetière, quelques petits bâtimerus &