écrivains de talent aient eu l'idée de grouperles événements autour des hommes qui avaientdominé ceux-ci; d’autres léguèrent à la posté-rité les portraits des grands personnages dansl'intimité desquels ils avaient vécu.
Diogène Laërce, seulement à l’occasion desphilosophes illustres, cite les recueils des Viescomposées par Dicéarque, Thimotée d’Athèneset autres auteurs aujourd’hui complètementperdus, quelquefois même restés ignorés, pourtoujours, quant à leur pays ou époque.
Les Vies des rois, des généraux, des auteursles plus célèbres de l'antiquité, et entre autrescelle de Cicéron, composées par CornéliusNepos ; tant de panégyriques grecs ou romainssont enfouis dans les débris des figes.
Qu’étaient ces recueils par rapport aux Vies dePlutarque; et quel usage celui-ci en a-t-il fait?a-t-il pu se dire comme Horace :
« Je me suis ouvert moi-mème la carrière oh« j’ai marché! Les traces d’un autre n’ont point« guidé mes pas. Qui suit ses forces est comme« l’abeille qui conduit l’essaim ! »
Toutefois, ces pertes ajoutent aux regrets quetant d’autres causent aux amis des lettres :