LES FORÊTS
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briques, couvertes de tuiles rouges ouvragées; par lesportes ouvertes, vous apercevez des intérieurs bien or-donnés et propres, et, derrière les habitations, des enclosoù s’alignent des planches de légumes avec quelquestouffes de fleurs.
Malheureusement, ce retour de prospérité a été brus-quement interrompu. On s’était servi généralement, pourboiser la Sologne, de Pins maritimes, essence accou-tumée à un climat plus méridional, mais qui, jusqu’alors,avait supporté les plus basses températures de la contrée; et qui se recommandait par une croissance rapide : leterrible hiver de 1879-1880, avec ses froids extraordi-naires de 30 et de 35 degrés, les a fait périr; pas un n’a; été épargné; anciennes et nouvelles plantations, il ai fallu tout abattre. Mais les propriétaires, victimes de ce! désastre, ne se sont pas découragés; ils ne se sont pasdégoûtés de leurs terres et des sacrifices qu’elles leurcoûtent; ils se sont immédiatement remis à l'œuvre.Quelques-uns se sont décidés à faire de nouveau l’épreuvedu pin maritime, considérant le rigoureux hiver de 1879comme un phénomène unique que l’on ne reverra plus ;la plupart, plus prudents, instruits par l’exemple deplusieurs d’entre eux, qui avaient sagement préféré lePin sylvestre et qui ont eu le bonheur de conserver leurs' bois, ont adopté cette essence, originaire du nord et ca-pable de résister aux plus fortes gelées. De tous côtés,
I tous les jours, la Sologne se repeuple de jeunes planta-: tions ; dans peu d’années, elle aura réparé ses pertes, elle; aura repris sa marche dans la voie de la régénération; et du progrès.
Ce modeste pays, envers lequel la nature s’est montréesi parcimonieuse, se fait singulièrement aimer de ceuxqui l’habitent et de ceux qui l’observent avec attention.11 intéresse à la façon des souffrants qui se débattentcontre le mal et veulent guérir, des pauvres qui s’affran-chissent de la misère par le travail, des humbles qui