LES l'OKÈTS
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enlretiennenl des feux, qui, au fond de ces sombres gorgesou sur la crête des rochers, produisent des effets fantas-tiques : les arbres chargés de givre ou de neige que frappela lumière de ces feux, ont l’air de fantômes aériens.
« Et à quels dangers sont constamment exposés ceshommes! Malgré leurs crampons, ils courent risque deglisser sur les rocs couverts de glace et de se précipiter ;ou bien, quand les billes se sont entassées ou entre-croisées dans les lançoirs, il faut à tout prix les dégager :un ouvrier monte sur le bord du canal poli comme unmiroir, et il frappe sur les troncs avec sa hache; s’il neréussit pas, l’imprudent se hasarde sur l’un d’eux pouressayer de mettre en branle ceux qui sont au-dessous...Soudain toute la masse se met en mouvement au momentoù il s’y attendait le moins; s’il a le temps de faire unbond de côté, il est sauvé, mais que de fois n’arrive-t-ilpas qu’il soit entraîné et écrasé! 11 y a bien peu de cespauvres gens qui, arrivés à un certain âge, ne soient pasestropiés d’une façon quelconque, ou qui n’aient eu lespieds gelés 1 . »
1. A. Berlepsch, les Alpes.