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Tome II.
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grandes salles décorées avec goût, où font placés divers spec-tacles & jeux amusans.

L’un de ces vestibules du rez-de-chaussée conduit à unegrande colonnade d’ordre toscan, qui entoure un vaste bassinrempli d’eau , par le moyen d’une pompe construite par lesieur de Vïtry, Maître Plombier, sur lequel on donne lespectacle de la joûte & celui des feux d’artifice , exécutés parles plus habiles Artistes en ce genre, en concurrence alterna-tivement.

La Musique, les Ballets allégoriques ou comiques qu’on yexécute , le tableau varié & animé que Paffluence du publicoccasionne , & qui est lui-même un spectacle amusant ; larichesse & la décoration , où l’éclat des marbres feints & ladorure ont été prodigués , la fraîcheur des peintures quiremplissent les plafonds, tout excite la curiosité. Au pourtouron a exécuté diverses plantations, qui commencent à formerun beau couvert & une promenade agréable. L’cmpressement& l’adìduitédu public, qui seconde ses efforts des Entrepre-neurs en récompensant leur zèle, les exciteront de plus enplus à inventer de nouveaux moyens de lui plaire , & de mé-riter son suffrage.

Toute cette composition est due à M. le Camus, déjà connupar la construction des Halles aux bleds.

COLOMBES. L'étymologie de ce nom est fort naturelle;c’étoit un lieu où les colombes & les pigeons étoient en abon-dance. Ce Village est à deux lieues de Paris, vers le nord-onpst , fur une pente douce qui regarde le nord , dans lesecond pli que fait la Seine au sortir de Paris. Cette Paroisseest l une des plus grosses des environs de Paris. Son territoireproduit tout ce que la nature fournit autour de Paris.

L’Eglise est sous le titre de Saint Pierre & Saint Paul. II n’yreste d’ancien que la tour qui est vers le nord du bâtiment,& qui est suivie d’une Chapelle terminée en calotte , ce qui seressent fort le commencement du XlIIe. siècle, pour ne pasdire du XII-.

La collation de la Cure est à la pleine & entière dispositionde l’Archevêquede Paris.

II y a à Colombes plusieurs maisons bourgeoises fortbelles.

COLPORTEURS. C’étoit anciennement des gens de mau-vaise foi, qui rudoient de Ville en Ville , vendant & ache-tant de la vaisselle de cuivre, d’étain , & autres semblables