CON jaç
ìttens j qui exécutènt des morceaux de musiqué. II y a dans /aCapitale un grand nombre de ces Concerts ; les uns ne con-sistent que dans des symphonies, & les autres dans !a sym-phonie avec les voix , & à grand choeur. Tel est le Concertqu’on appelle des Aíjócìés , &c.
Le 3.4 août, veille de S. Louis , on éleve auprès de lagrande porte des Tuileries , do côte du jardin , une espèced’amphithéâtre ; tous les Symphonistes de l’Opéra s’y ren-dent, & à l’entrée de la nuit, on forme un grand Concertcomposé des plus belles symphonies des anciens MaîtresFrançois. C’est un hommage que l’Académie Royale de Mu-sique rend a u Roi. On ignore pourquoi l’ancìenne musique ,beaucoup moins brillante que U nouvelle , & par cette raisonmoins propre aujourd’hui à former un beau Concert, estpourtant la feule qu’on exécute dans cette occasion : peut-être croic-on devoir la laiíser jouir encore de cette prérogativedans une circonstance où personne n’écoute,
CONCERT Spirituel, (le) Il fut établi à u mois demars de l’année 172.5, au Château des Tuileries , par privi-lège du Roi , & i! se tient dans la grande salle des Cent-Suiíses. Ce privilège fut accordé en faveur de François Phi -lidor , filsd’un Musicien de ce nom, & ordinaire de !a Musi-que de la Chapelle, à condition que le Concert dépendroittoujours de l’Opéra , & que Philidor lui pnyeroit six millelivres par an.
Le Concert Spirituel se donna, pour la première fois , Isdimanche de la Passion de Tannée 171; : c’ctoit le 18 du nuisde mats. II commença par une suite d’airs de violon de laLande ; par un caprice du même Auteur , suivi de son Con-fitebor. On joua après cela un Concerto de CoreiU , intituléla Nuit de Noël ; & le Concert finit par le Cantate Domino ,de la Lande. II dura depuis six heures du soir jusqu'à huit,avec l’applaudissement général de toute rassemblée , qui suctrès-nombreuse.
Joseph Mouret eut, après Philidor, la direction de ce Con-cert, conjointement avec Siman ; mais le sieur de Thuretayant obtenu le privilège de l’Opéra , jugea à propos de ren-trer dans ses droits; il en confia le foin a M. Kebel , jnsqti’cnl’année 1741 , que le sieur de Thuret V afferma six mille livrespar chacune année au sieur Royer , ordinaire de la Musiquede la Chambre du Roi, & Maître de Musique des Enfuns daFrance. Celui-ci s’associa le sieur Capperon, ordinaire de TA-cadémie Royale de Musique. Par les foins Sc Tintelligence de,Toms II L 1