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ces deux Associés , le Concert Spirituel a attiré un grandnombre d’Auditcurs , qui n’ont pu qu’applaudir au choix &au goût qui y règnoit. On y exécutoit, &on y exécute encorede grands morceaux de symphonie , des Motets , & d’autresPièces des plus célèbres Maîtres , qui ont travaillé fur desparoles Latines, Des Virtuoses enchantent & surprennent lesAmateurs les plus difficiles & les plus délicats, par la ma-nière hardie & savante dont ils jouent sur leurs instrumensdes Sonates & des Concerto. Le? voix récitantes se font aussiadmirer par la beauté & l’éclat de leurs sons, & encore pluspar le goût infini, & l’expression raisonnée qu’elles mettentdans leur chant.
La salle où l’on donne le Concert Spirituel a changé plu-sieurs fois de décoration. Iln’y avoir dans les commencemeusque des banquettes, & quelques gradins élevés autour de»murs. Deux ans après, on changea cette disposition ,& l’on fitune balustrade fur trois faces.La première opposée à la tribune,où sont placés les Symphonistes & les antres Musiciens ; laseconde étoit un pan coupé ; & la troisième alloit se joindreà la tribune, du côté du Jardin des Tuileries. Cette distribu-tion fut entièrement encore changée l’année suivante. Au lieude six rangs de gradins qui s’élevoient extrêmement, & dontles appuis étoient d’une hauteur incommode, & qui n'occu-poientqu’un des côtés, & une partie du fond de cette salle ,on fit régner des loges tout autour avec des gradins.
Lorsque le Roi vint à Paris, après la Campagne de 1744,il alla loger au Château des Tuileries. On fut obligé alors de«Jéuuiic tomes les loges Se les décorations de la salle duConcert. Le jourde la Toussaint de cette même année, commecette salle étoit occupée , on avoit affiché que le Concerts’exécuteroit dans celle de l’Opcra -, mais M. de Vintimille ,alors Archevêque de Paris , ne voulut point qu’il s exécutâtdans ce lieu profane, & il n’y eut point de Concert ce jour-là.Le 8 décembre suivant, jour de la Conception de la Vierge ,il se tint dans la salle du Château de Tuileries ; mais il n’yavoit point de loges ; seulement on y avoit dressé des ban-quettes, & placé des chaises dans le parterre. Enfin, en 1748,fous la direction de M. Royer , cette salle prit une formetoute nouvelle.
Le Théâtre du Concert fait voir au fond un grand ordred’architecture , divisé par un jeu d’orgues , qui embellit leSpectacle , & fortifie ['accompagnement. M. Daquin , Orga-niste du Roi, est le premier qui ait touché seul sur cet instru-ment.