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lette le Maire , veuve d’un Procureur de la Cour, en vertude Lettres-patentes de Louis XIV , enregistrées & homolo-guées au Parlement & en la Chambre des Comptes, en 1689.L’objet de cette fondation étoit le soulagement des maladesde la Paroisse , & l’instruction gratuite des enfans. II y a 16Religieuses de chœur & 5 Converses.
Pour cette portion intéressante de l'administration & del’humanité , il y a dans Paris , à la place de Grève, un Bu-reau appellé le grand Bureau des Pauvres. Tous les Commis-saires des pauvres des Paroisses de cette Capitale v fort reçus,y rendent leurs comptes, & y exercent une jurisdiction par-ticulière. Voy. Tom. I , p. 706.
On distribue du pain & des alimens aux pauvres , auxChartreux , ìSaint-Lazare , & dans plusieurs autres Commu-nautés. Cette distribution se fait à l’égard des Célestins , lesmardis & vendredis, à sept heures du matin , & monte , parsemaine, à plus de 540 liv.
LES DAMES de Sainte-Genevieve. Voy. Genevieve.( Communauté des Filles de Sainte )
Maisons de Santé , Hôtel Salutaire & Hôtelde Santé.
Il faut distinguer ces établissemens nouveaux , relative-vement aux traitemens qui s’y font, lesquels font ou gratuits,ou en payant.
Les premiers , fous le nom de Maisons de Santé , ont pourobjet les baaqx vénériens , & font fous les yeux du Gouver-nement. í)es Médecins & Chirurgiens font chargés d’y trai-ter les indigens attaqués de ce mal. Actuellement on comptequatre de ces maisons dans dissérens quartiers de la Capitale;savoir, à 1 ? petite Pologne , à la barrière du Trône , dans larue Plumet & dans la rue des Brodpurs : au reste, on croitque le Ministère n’en a pòint encore fixé le nombre. II y a deces maisons pour les hommes & d’autres pour les femmes. Lesieur de Caubotte , Chirurgien , est chargé de celle de la ruedes- Brodeurs pour les hommes , íc d’u'ne autre pour lesfemmes.
Les seconds , âpp&lfés Hôtel Salutaire Sr Hôtel de Santé ,admettent les personnes attaquées de nuladies vénériennesfeulement , ou des maladès dc toute efj>ètc. Celui que le