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Tome III.
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sieur át Caubotte tient particulièrement pour son comptedans la rue de Traverse, fauxbourg Saint-siermain , est dece dernier genre : il fournit des lits propres, des gardes enhommes & en femmes, des médicamens simples & pris chezun des meilleurs Apothicaires de Paris; un Médecin attachéà fa maison y fait tous les jours les visites néceflaires ; lui—même y fait les panlèmens: on y donne les bouillons pres-crits & proportionnés à l'état des malades, enfin les consom-més & alimens propres aux convalescens. Un beau jardindépendant de cette maison , sert de promenade à cesderniers.

Pour ces soins & traitemens divers, on se contente de 4 lîv.par jour pour chaque malade indistinctement , excepté celuiqui veut avoir une chambre à lui seul, qui alors, donne i liv.de plus par jour.

Les femmes ont des appartemens séparés , & sont serviespar des femmes.

On fait participer les pauvres à futilité de cet établisse-ment , en leur donnant, les lundi & jeudi de chaque semaine,depuis trois heures après midi, juíqu’a quatre , des consulta-tions gratuites , & leur faisant audi gratuitement tous lesjours , à la même heure , les pansemens convenables à leursmaladies.

Dans le cas de maladies graves & d’opérations critiques,on consulte les plus célèbres Praticiens, fans augmentationde dépense pour les malades ; mais cependant quand ces ma-lades , leurs parens ou leurs Maîtres ont confiance dans unautre Médecin & Chirurgien que ceux de la maison , ils ontla liberté de les faire appeller 5 mais dans ce cas, la maison nese charge point des honoraires de ces Médecins & Chirur-

f iens étrangers, mais seulement de faire exécuter ieurs or-onnances & de fournir tous les remèdes avec l’exactitudeLa plus scrupuleuse.

Cette maison estTasyle le plus convenable que puissentdesirer des gens logés en chambres garnies, des gens demaison, des personnes qui ne peuvent trouver de refuge , soitpar l’espèce de leurs maladies, soit par leur sexe, ou qui veu-lent être traités secrètement & avec sûreté.

Les gens de Province attaqués de maladies graves & sur-tout de maladies chirurgicales, telles que la cataracte , la_fistule , la pierre , & autres , qui craignent de venir chercherd;s secours en cette Capitale , dans l’appréhension de nepouvoir subvenir à la grande dépense nécessaire pendant leurséjour a Paris , n’auront pluacet obstacle à surmonter ; cette