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Saint-Port, Conseiller an Parlement. Cet Hôtel a été occupépar le Marquis de la Mina , Ambassadeur du Roi d’Espagneauprès du Roi. Il a été bâti fur le grand pré-aux-Clercs , &il doit son nom aux Religieux qui s’y sont établis.
QUAI des Tuileries ou de la Conférence, (so)Il commence au bout du Pont-Royal, & finit à l’eudroitoù étoit anciennement la porte de la Conférence : c’cst aubas du Pont-Royal, qu’on trouve la galiote de Sève 8c cellede Saint Cloud , qui partent tous les jours à huit heures dumatin en été. A l’autre bout, du côté de la Conférence ,on trouve des petits bateaux pour passer la rivière , jus-qu’auprès du Palais de Bourbon.
QUAI DU Marche'-Neuf. Le Roi, par ses Lettres-patentes du 9 Septembre 1734, ayant ordonné la démoli-tion de douze maisons qui règnoient le long de la rivière,depuis la Boucherie exclusivement, jusqu’à l’extrêmité duMarché , la Ville a fait construire à la place de ces maisonsle quai dont est question ; & pour l’indemniser de cette dé-pense, Sa Majesté lui a accordé le péage du Pont-Rouge.
QUAI Malaquest. Il règne depuis la rue de Seine ,jusqu’à celle desSS. Pères , & fait la continuation du quaide Conty. Cet espace se nommoit autrefois le port Malaquejí ;& l’endroit où l’on prend aujourd’hui des bateaux pour tra-verser la rivière , s’appelloit en 1530 , le Heurt du i ort~aux —Pajfeurs : une partie de ce Iterrein se nommoit encore l'Ecor—cherie ou la òablonniere.
Toutes les maisons de ice quai forment autant d’Hôtelsremarquables , principalemient , 1°. celui de Malaria ; il ap-partenoità la Princesse de'Conty qui l’échangea pour l’Hôtelde Guénégaud. Voy. tom, 3 , page z6z : il passa successive-ment aux Ducs deCréqui, de la Tremoillc & de Lauzun ;il rentra ensuite dans la maison de Conty , par l’acquilitionqu’en fit Louise-Adélaïde de Bourbon-Conty , nommée Ma-demoiselle de la Roche-fur-Pon. Après fa mort , il fut louépour les écuries de Madame la Dauphine, & ensuite acquis
Í iar M. le Duc de Mazarin. a°. L’Hôtel de Bouillon bâti poure Sieur Macé Bertrand de la 6q/t,itère,Trésorier de l’épargne,& acquis par M. le Duc de Bouillon. On lisoit autrefois furce quai une inscription qui ne subsiste plus : la voici d’aprèsBlondel qui en est l’Auceur,