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rement distribuées. I.’œil se trouve tranquille parle repos Ale bel accord qui y règne, malgré !a richesse des objets qu’il pré-sente. Les groupes y font dégradés avec beaucoup d’art. Degrandes parties de demi-teictes y soutiennent les lumièresbrillantes, & il y règne une lueur vraiment céleste. Laperspective locale & aérienne r.c sauroit être plus parfaite.'Le coloris est d’une belle fraîcheur & d’une force peu com-mune , la manière de dessiner & de peindre très-grande.Ce qui étonne fur-tout , c’est la beauté de .l’harmoniegénérale; ce plafond paroi t tout entier fait de la même pa-lette , & , pour ainsi dire , le même jour ; & si dans les ou-vrages de l’Art, la difficulté vaincue doit être comptée pourun mérite, comme elle l’est fans doute , on fera plus sur-pris encore, en faisant réflexion qu'il a fallu peindre cetouvrage dans l'obscuriié, c’est-à-dire, fans autre lumièreque celle des croisées, quiétoit interceptée par l’échafaudfur lequel étoit l’Artisle.
Le Calvaire estune troisième Chapelle construite derrièreles deux dont nous venons de parler; elle termine l’Eglifedu côté do Nord. Ce respectable asyle offre à la curiositédes Connaisseurs & à la piété des Fidèles, le Sauveur cruci-fie ( ouvrage d’Anguier, Sculpteur habile du siécle passé ) &la Madeleine e'plorée au pied de la croix ; objets attendrissait»qui semblent emprunter un nouveau pathétique d'unelu-mière céleste, qui les éclaire dans la cavité d’une espècede niche ou ils sont placés. Ils s’y détachent fur un fondde ciel orné d’un groupe de nuages peints avec goût par M.Macki , de l’Académie Royale. Le Christ & la Madeleine pa-rodient au haut de la montagne. Sur un plan pins avancé,font ingénieusement placés, d'une part, les Soldats pré-posés pour la garde de l’Homme-Dien crucifié ; de l’aiitre ,des troncs d’arhres , des plantes, parmi lesquelles on voitle serpent , qui, prêt à se précipiter , semble blasphémercontre le Vainqueur de la mort & du péché.
Au bas de la montagne, où font deux portes taillées dansle roc pour monter fur le Calvaire , est un Autel de marbrebleu turquin , qui n’a*pour tout ornement que deux urnes ,d’oû fort la fumée des parfums, par le moyen de laquellel’Autel fe trouve lié avec les rochers du Calvaire ; au mi-lieu s’élève un tabernacle formé d’un reste de colonne debronze doré , fur laquelle font groupés divers attributs dela l'ajjion du Sauveur , fa robe , la couronne d’épines , lalance, le roseau , les dez , &c. Cette pensée heureuse , ainsique toute U décoration du Calvaire, est due à M. Fal -