Band 
Tome IV.
Seite
565
JPEG-Download
 

s AI ;6s

M. Je Curé paie trois Médecins & deux Chirurgiens , quifont chacun chargés des pauvres malades du Quartier qui leurest marqué.

La Maison de la Mère de Dieu, rue du vieux-Colom-bier , pour les Orphelins & Orphelines de cette Paroisse,où on les élève dans la piété, & où on leur fait apprendre àtravailler.

La Communauté des Frères des Ecoles Chrétiennes, ra»Notre-Dame-des-Champs , qui font avec le pins grand zèle&: la plus grande édification , les Ecoles pour les garçons.

Les Communautés des Sœurs del’Enfant-Jésus , rue S'aint-Maur *, des Sœurs de ('Instruction Chrétienne , rue Pot-de-Fer des Filles de la Providence, dites dc Saint Joseph,

* Elles doivent leur établissement au Père Barré , Minime, qui,aidé de Madame Maillescr, leur fie ouvrir leur première Maison ùRouen en i « s «. Le succès en fut si heureux , que plusieurs Curés deParis s’empressìrent d’avoir de ces Ecoles dans teurs Paroisses II com-mença donc leur établissement en 1677 fur la Patoisse de Saint Jeanen Grève, où il ne subsista que quelques années. Avant fa mort,arrivée le 1 3 Mai t 684 , il le fixa fur celle de Saint Sulpice ,où. ses filles tinrent huit Écoles à Saine Joseph , rue Saint Dominique,à la Grenouillère > & dans les rues de Seine & Sainte Placide. Plieseurent à foutfrir de la part des Maîtresses d’Ecoles & des Maître»JÉcrivains, les mêmes persécutions que les Frères, & en furent dé-livrées pat les mêmes moyens. Le Père Barri les engagea à faire deavœux simples d’obéissnnce & de stabilité ; ii ne voulut point qu’elleseussent de Lettres Patentes. Le Chef de leur institut Se leur Noviciat,est maintenant établi fur cette Paroisse, rue Saint- Maur , où , duconsentement de Vf. le Curé, vu leur éloignement de la Paroisse,elles ont la permission de conserver le Saint Sacrement dans leurChapelle; mais tous les Dimanches & Fêtes il y en vient toujoursplusieurs d’entr’elles à ia Messe de Paroisse, f.lles tiennent leursEcoles gratuites pour les filles, dans la rue Saiot-Maur, Sc dans larue de Seine. Ces Sœurs s’acquirtent de cet emploi avec le plus grandilèlc & la plus grande exactitude ; quoiqu elles tiennent des pension-naires pour les former aux vertus chrétiennes; leur Maison est dala plus exacte régularité. Elles ont encore la première ferveur deleur Institut, Sc font fur-touc recommandables parla grande charitéqui règne encr’elles.

** Cet établiit ment est dû à Marie ie Gourmj, veuve de DavidRousseau , Marchand de cette Paimisse , Sc à plusieurs Dames de piété.La Dame Rousseau en eut la conduite âc la direction qu'à f» mort.

Tom.IV. Na