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quelques Reliques que le Chapitre de Paris qui y avoít beau-coup de bien, aura données. On apperçoit à l’entrée duChoeur, proche la place du Curé , une plaque fur laquelleon lit, que Pancienne Eglise qui éroit du titre cie S. Marnez,ayant été démolie , MM.de Trêmes & Jean■ Baptijle Colberc ,successivement Seigneurs de Ceaux , ont rebâti le Chœur,& que M. Guy-Louis Baudouin , Bachelier de Sorbonne ,Curé, a fait conitrmre la nef, en considération de quoi lesMarguilliers lui ont accordé un anniversaire à perpétuité.
Quoique cette Eglise soit nouvellement bâtie , Ter.châsse-ment des vitrages eít fait à la gothique. II n’y en a que dansle Chœur , aux voûtes duquel, qui font auíli gothiques , sevoient les armes des Seigneurs qui l’ont bâti. La nef est unédifice fort solide , qui n’a de fenêtres qu’aux bas-côtés :les arcs font en anses de panier ; le pmail est magnifiquepour une Eglise de campagne : le clocher en flèche qui sevoità côté, est fort élevé ôc délicat. Au grand Autel sontreprésentés en peinture Saint Jean-llaptiste & Saint Jenn-l’Evangéliste. II y a deux Chapelles aux deux côtés duChœur. Vers le midi est celle du Château. I)u côté opposé,est la Chapelle de la Sainte Vierge. Dans la nef au midi,,est celle du titre de S. Marnez Au milieu du Chœur fontenterrés M. le Duc du Maine ,Madame la DucheJJ’e du Maine,& M. le Comte d'Eu , fous une tombe de marbre , élevéede terre ; & entre cette tombe & l’aigle , est une autre tombede marbre blanc qui couvre le corps de Henri-Joseph de laGarde , Comte de Lhambonnas , Lieutenant de Roi cn Lan-guedoc, premier Gentilhomme de M. le Duc du Maine, dé-cédé en 1719. A l’cntrée du Chœur est inhumé fous unetombe de marbre blanc , M. Ancc^une , Duc de CaderouJJé ,décédé au Château le 8 Juin 1751.
La T.rre de Sceaux , de fimple Châtellenie qu’elle étoir,fut érigée en llaronnieen 1624. M. le Duc du Maine Tachetaen 1700 , & ce lieu qui étoit déjà célèbre par tant d’endroits,le devint encore davantage; en 1701 , le Roi & plusieursPrincesses Thor.orèient de leurs présences. Les conférencesd’érudition qui y avoient été autrefois tenues fous M?. Col-bert , furent comme un germe , qui , ayant pris racine dansle Château , en fit un lieu de sciences , & y forma une espècede Parnasse. Personne n’ignore que Madame la Duchessedu Maine a rassemblé à Sceaux tous les Savans qu’elle hono-roit de la protection la plus marquée. On y vit M. de Ma\é~lieu , expliquer à cette princesse Homère, Sophocle, Euripide,Virgile, Térence , mieux qu’aucun Savant eût pu faire jus»Tom. IV. P p