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Tome IV.
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Lazare , au mois de Mars 1693. Louis XIV fit un autreEdit portant désunion de tout ce qui avoir été uni en vertude l'Edit de 1672; ainsi la Confrairie rentra dans ses pre-miers droits ; mais elle ne demeura pas long-tcmps tran-quille. Les Chanoinesqui, depuis deux cens ans, sonhaitoientavoir la régie des biens de cette Eglise , la demandèrent &l’obtinrent par Arrêt du Conseil d’Etat, rendu à Gembloursle IL Juin 1693 , & par un autre Arrêt du Conseil, con-tradictoircment rendu à Versailles le 2.6 Mars 1694. A peineles Chanoines furent-ils en possession de la régie du tem-porel , qu’ils demandèrent que les seize Prébendes fussentréduites à douze, afin, difoíent-ils, qu’ils pussent payerles dettes que la Confrairie avoit contractées. Le Cardinalde Noailles , Archevêque de Paris, après une informationde commodo & incommoda , donna son décret de réduction lea8 Juillet 17IL , aux conditions portées dans l’acte de con-sentement du Doyen & du Chapitre de Notre-Dame. Cefut sur ce Décret que le Roi donna ses Lettres Patentes aumois de Septembre suivant, qui furent enregistrées au Par-lement le 14 Avril 1714. Par I’Arrêt du 26 Mars iÓ94,qu’onvient de citer, les Maîtres de la Confrairie, non-feule-ment perdirent l’administration du temporel , mais encorele patronage des Canonicats & des autres Bénéfices qui fontrestés à la collation du Chapitre de Notre-Dame.

Les Chanoines du Sépulcre jouissent des droits Parois-siaux surtous ceux qui demeurentdans le territoire qi.i en-vironneleur Balise : ils ont des fonts baptismaux ; ils marient ;ils donnent le Viatique C< la sépulture, & c’cst le Chanoinequi est de semaine , qui fait les fonctions de Curé ; mais ilsne peuvent faire pour eux , ce qu’ils font pour les autres ;cdr les Chanoines & Bénéficiers du Sépulcre , de mêmeque ceux des autres Pilles de Notre-Dame, reçoivent lesderniers Sacretnens & la sépulture d’un Bénéficier de Notre-Dame , député par le Chapitre , conformément à l’Arrêtrendu par le Parlement le 7 de Septembre 1651.

Près la porte de cette Eglise est une statue qui repré-sente J. C. Ce morceau est estimé des Connoisseurs : il estde Jean Champagne ,Elève de Bernin. La nef& les Chapellesfont modernes : on ne les a même achevées qu’en 1655. LeChœur est beaucoup plus ancien ; il paroît être áes pre-miers temps de la fondation.

Sur le maître-Autel est un riche tableau de la Résurrectionde N. S. peint par le Brun. La plupart des Ecrivains , en der-nier lieu , Piganiol, ont avancé que cet excellent morceau