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étoic un prisent du grand Colbert ; c’est une erreur qu’oava corriger, en rapportant une anecdote qui fera connoîtreles auteurs de ce présent.
Dans le temps que Louis XIV porta la guerre en Franche-Comté , le Corps de la Mercerie prêta à Sa Majesté tinosomme considérable,qui fut rendue peu après avec une autresomme en présent. Le Ministre chargé de notifier au Corpsde la Mercerie les volontés du Prince, marqua dans fa lettreque l’intention du Roi étoic que ce présent fût employéà la décoration de leur Chapelle , & à des prières pour SaMajesté. On résolut en conséquence de consacrer une partiede cet argent à un tableau que l'on placeroit sur le maîrre-Autél de l’Eglise du Sépulcre , où le forps de la Merceriefait faire son Office. Le fameux le Brun remplit parfaite-ment les désirs de cette Compagnie j & en peignant J. C.sortant du tombeau, il représenta Colbert le Protecteur duCommerce & des Arts, tenant un des coins du linceul.
La nouvelle de la rapide conquête de la Franche-Comté,faite par Louis XIV en personne , étant arrivée sur ces en-trefaites , l’autre partie du présent de,S. M. fut employée àfaire des actions de g r aces les plus solemnelìes. L’illustreSanteuil composa fur ce sujet une pièce latine , dans laquellece grand Poète , en célébrant la gloire du Conquérant , fitune mention honorable de la générosité du Monarque en-vers le Corps de la Mercerie , & de la reconnoissance decette Compagnie. Cette pièce qui a été traduite par l’nn desCorneilles, est conservée précieusement avec la traduction,dans !es registres du Bureau de la Mercerie : l’Editeur des<Euvres de Santeuil n'en a fait nulle mention dans son Re-cueil. On ne la trouve imprimée que parmi les (Euvres di-verses de Pierre Corneille.
SERNAYoa Saie-NAY, Cette Paroisse est à huit lieuesde Paris, & une de Chevreufe. Sa situation est fur l’extrê-mité d’une longue plaine de terres labourables. A une lé-gère distance commence le vallon dans lequel a été bâtie uneAbbaye de i’Ordre de Cîteaux ; ce qui fait que pour distin-guer le Village d’avec le Monastère, on a dit Sairnay-la-Ville , & l’Abbaye , les Vaux-de-Sairnay.
L’Eglise est sous le titre de Saint Brice , Evêque de Tours.La Cure est à la pleine nomination de l’Archevêque de Paris.L’Abbnye des Vaux-de-Sairnay est marquée comme Seigneuren partie de Sairnay , dans le procès-verbal de la Coutumede Paris, de Tan i;Lo : on y lit aussi que le Village tk