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Tome IV.
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de progrès chez nos voisins. François I introduisit en Franceles découvertes de l’Italie , qu’avoienc illustrée la gamme &les notes de Gui d’Arezzo. Henri II, Charles IX & Henri IIIaccueillirent les Musiciens Italiens que Catherine de Médicisavoit amenés à Paris, & ils augmentèrent & dotèrent deplusieurs privilèges les Corps de Musique que François Iavoit établis pour fa Chapelle & pour fa chambre. T.es troublesqui déchirèrent la France fous Henri III, ne permirent qu'aufils du grand Prince qui lui succéda , de songer aux Artsagréables. Louis XIII protégea la Musique & la cultivamême : enfin , fous Louis XIV de nouveaux Musiciens Ita-liens attirés par 1c Cardinal Mazarin, mirent en action l’ému-lation Françoise ; Lulli, qu’on peut regarder comme lecréateur de la Musique de la Nation, (car, quoique Flo-rentin , il avoit été amené si jeune à Paris , qu’il ne doit pasêtre censé étranger,) Lulli parvint à plaire universellement.Le génie de Qmnaut échauffa son imagination, & il a étéadmiré jnfqu’au moment où l’on s’est avisé de mettre enquestion si la Musique Françoise étoit de la Musique. Nousne nous arrêterons pas fur cette dispute fameuse ; nous dironsfeulement que Rameau a donné un caractère marqué à l’Artdont il a été un digne soutien , & que le genre mixte , quiest résulté des deux opinions, pourra peut-être produire deschef-d’ceuvrcs d’un genre nouveau , qui termineront laquerelle. Les Gluck , les Pìccini , les PhiliJor, les Grctry , &plusieurs autres encore dent le génie savant & fertile faitcroître de jour en jour l’admiration & l'enthousiasme, sontautant de rivaux qui, à l'envî, établiront certainement legenre que l’on cherche depuis si Iong-temps. Heureux Ci-toyens à qui les talens s’empressent de plaire, & qui pro-curent l’immortalité à ces grands hommes par les applaudif-semens sincères qu’ils leur donnent, preuve incontestabledu vrai goût !

Depuis quelque temps on représente sur ce Théâtre desOpéra Italiens, exécutés par des Bouffons de la même na-tion. Cet estai que l’on a déjà fait, n’ayant pas eu un succèssolide, comme il a paru autrefois par la retraite de cesActeurs, pourroit peut-être ne pas faire plus grande fortunedans cette seconde tentative. La scène de l’Opéra est destinéeau sublime , au majestueux , au brillant ; bien des personnesde goût y voient les Bouffons avec peine, & les trouveroientmieux placés fur un Théâtre d’Opéra-Comique, qui seroitseul consacré à ce genre. Inexpérience pourra déterminerpour l’un ou pour l’autre. Voyez pour ce qui concerne l'é-