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par de jeunes sujets, destinés à remplacer , par la fuite , lesgrands Acteurs des premiers Théâtres. On y représenteraOpéra, Tragédies, Comédies, Opéra-Comiques, &c. Cefera enfin une pépinière où l’on verra édorre les talens dansles genres Dramatique & Lyrique. On a obligation de ceprojet, s'il est rempli, aux Sieur Tefiier & Compagnie. Cesmêmes Spectacles ì'ont transportés chaque année aux FoiresS. Germain & de S. Ovide à la Place de Louis XV ; maisà commencer de celle-ci 1778 , cette dernière fera déplacéepour être établie à la Foire S. Laurent, désertée depuis ungrand nombre d’années. Voye^plus bas, à l'article de l'Opêra-Lomique. Dans les grandes Fêtes où tous les Théâtres fontfermés , on donne le Concert Spirituel au Château desTuileries & le Combat du Taureau & d’aurres Animaux,dans un amphithéâtre établi près de l’Hópital S. Louis.Outre ces Spectacles, il fe fait aux environs de la Ville desFêtes agréables, comme à Auteuil, S. Cloud, au Bois deBoulogne & Vincennes, & depuis quelques mois à Chaillot,dans une maison intitulée : 11 Casino Gratioj'o. Par-tout ony danse , & par-tout il y a Concert.
L’Opéra. Un homme de génie a dit que fi les trianglesfaifoient un Dieu , ils lui donneraient trois côtés. Cette afler-tion, puisée dans une profonde connoiffance du cœur humain,est l’histoire des usages qu’on a fait de la Musique. Le chantavoit adouci un Oppresseur, avoit attendri une Maîtresse ;on en inféra qu'il pourroit bien avoir les mêmes effets auprèsdu grand Etre, & l’on imagina les Hymnes. Ainsi les Prêtrescultivèrent cet Art. Les Bardes Sc les Druides furent chez.nous les premiers Musiciens; & le génie de la Nation feprêtant merveilleusement à cette nouveauté, elle ne tardapas à s’étendre. Cependant on ne commença guère à ensentir le mérite que fous Pépin. L’Empereur ConstantinCopronyme lui fit présent d’nn jeu d’orgue, dont l’effet parutst admirable, que le Prince Franc voulut avoir des Musicienspour fa Chapelle. Charlemagne,.san fils, accueillit favora-blement les Troubadours & lès Jongleurs, qui, du fond de-là Provence, fe répandirent dans tour le Royaume. Bientôtle goût des Rorna/ices devint général ; les Chansonniers denos jours font flattés de voir à la tête de la liste de ceux quiont excellé en ce genre, les noms de Thibaut, Roi cie Na-varre, du Comte de Champagne , du Contre d’Anj >u , & de.plusieurs autres Souverains ; mais leurs Ouvrages ne fontlecommandables que par ta naïveté de leur poésie. La mo fil-iation étui t encore informe chez nous.. Elle avoit fait plu»
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