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Tome IV.
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qui déplaît à la Nation. Le François, qui voit la gloire defa Langue établie dans l’Europe entière , s’étonne que l’onprétende l’amuser en parlant, au sein de sa Capitale , uneJangue qui lui est étrangère ; il s’étonne , avec bien plus deraison , après avoir lu les Scènes de Molière, que l’on hazardede lui donner des Comédies faites à l'impromptu. Ainsi,à la retraite de quelques Comédiens , & sur-tout après cellede notre charmant Arlequin ( Carlin ), il seroit très-possibleque l’on oubliât à Paris jusqu’au nom de la ComédieItalienne. La mort récente de Colalto commence l’époque.

II est pgurtant un genre que le Public pourra regretter,& qu’il voit encore avec plaisir, ce sont les Pièces Italiennes,mêlées de divertiísemens & de machines, telles que lesParfaits Amans , les Fées Rivales , le Prince de Salernc , &c.II est à présumer que si les Comédiens multiplioient lesnouveautés de cette espèce , ou même s'ils remettoient detemps à autre les anciennes Pièces, ils satisferoient le Public& joeiroient de leurs talens.

Dans la seconde classe, nous placerons les Comédiensqui ne jouent que la Comédie. Quoiqu’iì n'y ait aucuneespèce de comparaison à faire pour la richesse entre le Réper-toire de la Comédie Françoise & celui du Théâtre Italien ,il n’en est pas moins vrai que le Public regrette de ne plusvoir des Pièces charmantes , dont il a fait ses délices pen-dant long-temps. Que les Comédies mêlées d’Ariettes soientle genre triomphant, soit; mais doit—il tout absorber?faudra-t-il oublier les Pièces de Marivaux , de BoiJJi , &tant d’autres qui méritent de leur être comparées, parcequ’on a réuni l’Opéra-Comique à la Comédie Italienne?faudra-t-il renoncer absolument à tous les Opéra-Comi-ques? & le Public sera-t-il toujours trompé dans son espoir,privé de ses plaisirs , & l’érernelle victime des arrangemensdes Comédiens ?

La troisième classe , dont il nous reste à parler, est !apartie brillante a'ójbtlra’hui ; ce sont les Comédiens Char.tar.s.On auroit été;’ ìs y a vingt ans, bien étonné de voir cesdeux mots unis ensemble, & c’estce qui fait depuis ce tempsla folie de'-la Nation. On ne peut nier que quelques Comé-dies du nouveau genre ne soient vraiment dignes de leursuccès, telles que Rose & Colas , Tom-Jones , la Colonie ,&c. miis seront elles jamais oublier la Chercheuse d'Esprit tAcajou , Achmet ù Alman^ine? Ne sera-t-on pas contraintd’y revenir ? & peut-être en est on plus près qu’on nele pense, Le nouveau genre a des difficultés; son cercle est