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Tome IV.
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«7» SPE

étroit/ les succès y deviennent de jour en jour pins diffi-ciles: on n’en a point vu de brillant depuis Tom-Jones Scla Colonie. 11 est encore à craindre que les nouveaux Di-recteurs de l’Opéra, présens & à venir, ne réconcilient laconfiance des Musiciens, & sur tout des Auteurs , ce qui necontribueroit pas peu à accélérer une révolution que biendes motifs concourent à faire pressentir.

Les Comédiens Italiens vont ordinairement jouer à laCour tous les Mercredis de chaque semaine, lorsque l’on ydonne des Spectacles : ils font voitures aux dépens de SaMajesté.

L'Opéra-Comique. Ce Spectacle prit naissance à Paris en17x4. Le Sieur de Saìnt-Edme & la veuve Baron , quiavoient chacun la direction d'une Troupe de Comédiens-ï’orains, formèrent ensemble une Société pour neuf ans ,avec l’approbation des Syndics & Directeurs de l’AcadémieRoyale de Musique. Ces deux Troupes prirent le nomié Opéra-Comique ; & M. le Sage, flatté d u succès de sespremières Pièces, quitta tour autre ouvrage pour se con-sacrer entièrement à ce Spectacle. (Tout le monde sait quec’est à M. le Sage que nous sommes redevables des jolisRomans de Gilblas de Santillane, du Bachelier de Salaman-que, du Diable Boiteux & de Cuzman d’AIfarache, &c. )C’est lui qu’on peut aussi regarder comme l'Inventeur decette nouvelle espèce de Poésie Dramatique, si convenablean génie & au caractère de la Nation. L’Opéra-Comique nefut point inquiété dans ses jeux durant l’efpace de cinqans; aussi pendant tout ce tems-ià on y joua d’excellentesPièces, que MM. le Sagç , Fu^elier & d’Orneval y firentreprésenter avec l’applaudissement du Public.

Jamais les Foires n’avoient été plus brillantes ; mais cesuccès leur fut préjudiciable. Les Comédiens François nevirent pas fans chagrin qu’on abandonnoit leur Théâtre poursuivre en foule celui de rOpéra-Comique.Ils s’en plaignirent& ce dernier Spectacle eut défense de continuer ses repré-sentations. Ce fut à la fin de la Foire Saint Laurent de Tannée1718, que cette défense lui fut signifiée pour les Foiressuivantes. M. le Duc d’ Orléans , Régent du Royaume , quiavoit honoré de fa présence une des dernières représen-tations, dit à la fin du Spectacle , que l'Opera-Comique ref-sembloil au cygne , qui ne chante jamais mieux que lorsqu'il estprêt de mourir.

Trois ans après, c’est-à-dire en 172.1 , les Comédiens dela Foire firent agir plusieurs personnes de distinction, à la