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nécessaires pendant deux ans pour les obtenir, fans êtreobligés de prendre deà leçons en ladite Faculté.
Pendant que le Procureur-Général différois, en faveurdes Médecins Etrangers, de requérir reriregistrcmcm decette Déclaration , ils présentèrent un Mémoire au Conseildu Roi, qui sur communiqué aux Médecins de la Facultéde Paris : ces Etrangers exposoiem qu’ils composoient àParis une Chambre, dans laquelle ils s’aíìembloicnt unefois la semaine,tart pours’enrrc-conimuniquer lesunsauxautres des dissérens remèdes spécifiques qu’ils avoient vupratiquer avec succès en divers endroits de l'Europe, quepour y donner des avis charitables aux pauvres qui les yvenoient consulter , 6c pour y exécuter les Réglemens quele sirand-Conseil leur avoir donnés par plusieurs Arrêtsrendus depuis plus de 50 ans , & que Sa Majesté a trouvéssi avantageux pour les Sujets , qu’elle les a confirméspar ses Lettres patentes de l’an 1673 ; que d’ailleurs ilspratiquent la Médecine dans Paris , en vertu de Lettres-patentes , par lesquelles nos Rois, en érigeant les Universités,donnent pouvoir aux Docteurs qui y font reçus, de pratiquerla Médecine dans toutes les Villes du Royaume. A cesraisons , les Médecins de la Faculté de Paris répondirentque les Lettres-patentes de 1673,6c les Arrêts qui avoientété donnés en conséquence, avoient été surpris (ans laparticipation de Sa Majesté : que la prétention des Méde-cins des Facultés Provinciales de pouvoir s’établir à Parisfans y être examinés 6c reçus par la Faculté de Médecinede Paris, ctoit fort injuste , parcs qn’elle met cette Faculté ,qui fans contredit est la première du Royaume , au-dessousde toutes les autres , puifqu’i! n’y a point en France deFaculté où il soit permis de pratiquer , si on n’y est pasreçu Docteur , pas même aux Médecins de Paris , ce qui«'observe aussi dans les Villes de simple agrégation ; 8 cil est très-juste que cela soit ainsi , afin que chaque Facultéréponde à ses citoyens de la capacité de ceux qn’elle leurdonne pour la conservation de leur vie, ce qui ne se peurfaire lorsque ces Médecins viennent des lieux éloignés ouils ont été reçus le plus souvent sans examen , en don-nant seulement l’ai gent de leurs Lettres , 6c c’est ce quifait tant appréhender à un grand nombre de ces ignorans,d'êcre obligés de se présenter aux examens sévères de laFaculté de Paris, dans laquelle on ne peut être reçu Docteurqu’après sept ans d’étude 6c d'exercice , a u lieu que l’entréede la Chambre des Facultés Provinciales s’obtenoir par des