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Le nouveau Paris et ses environs : guide de l'étranger, contenant sous ce titre ... / par M. Lehaguez
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XXIII

Vous nen savez pas la raison :

Cest pour laver son cotillon.

Regardez de lautre côté,

Comme le Seigneur est planté,

Qui lentretient sur la grâce,

Il lui parle sur 1eflicace,

Mais il lui parle doucement

De peur demprisonnement (allusion aux jésuites ).

Sous le régne dHenri IV , furent fondés le couvent desPetits-Augustins, aujourdhui lEcole impériale des Beaux-Arts, lhôpital de la Charité, les Récollets, lhôpital Saint- Louis , lhospice de la Santé, qui fait partie de lIlôtel-Dieu ;la Manufacture de tapis de la Savonnerie fut créée au bas deChaillot. En <598, les protestants, après lédit de Nantes quidéclara la liberté de conscience obtinrent deux cimetières,lun derrière Saint-Sulpice, lautre à lhôpital de la Trinité, onconstruisit aussi pour eux un temple à Ablon-sur-Seine .

On perça les rues Dauphine, Christine,dAnjou , dOrléans , deBretagne , de Berry, de Poitou, de Touraine , de Limoges , de laMarche, deSaintonge, dAngoulême , de Beaujoltds, deBeauce;la superficie de Paris était alors de <560.

Lignorance, dit Dulaure , portait les Parisiens à tout croire,et les disposait à tout admirer. Cette admiration pour leschoses qui en étaient peu dignes leur a valu le surnom debadauds. Du temps de François I er Rabelais disait : « Le peu-ple de Paris est tout sot, tout badaud, et tant inepte de na-ture, quun bateleur, un porteur de rogatons, un mulet avecdes cymbales, un vielleux au milieu dun carrefour, rassembleraplus de gens que ne feroit un bon prédicateur évangélique. »

Les superstitions les plus grossières étaient en crédit ; lessorciers abondaient et lon pratiquait encore lenvoultement,cest à-dire la fabrication dimages de cire dont on se servaitpour nuire à ses ennemis.

Cependant les lettres faisaient de grands progrès, dAu-bigné écrivit ses Satires , de Thon son Histoire universelle,lEtoile son Journal de Henri /F, Rassorti pierre ses Mémoires,Mornay des livres de politique et de théologie, etc.

Les arts suivirent le progrès. En <609 on mit en vente àParis , sur le Pont-Marchand, la première lunette dapproche.On établit des fabriques de tapisseries, de miroirs et de tis-sage. On cultiva le mûrier pour nourrir les vers à soie.