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Du règne de François I er au règne de Henri IV , le costuæsubit de grands changements.
Les hommes adoptèrent successivement la mode espagnol !et italienne , les pantalons collants, le pourpoint taillaidé, lemanteaux d’étoffe précieuse, les broderies de perles et de dia-mants, les riches collier.', les toques surmontées d’aigrettes,l’usage des bas de soie s’introduisit sous Henri II . Sous Charles IX et Henri 111 la richesse des ajustements fut à sdn com-ble. Ce dernier prince se montrait quelquefois en amazone,portant des boucles d’oreille. Les chausses des jeunes hommesde là cour étaient étroites et à bouffants, elles allaient descuisses à la ceinture, leur juste-au corps leur serrait la taille,ils portaient sur leurs épaules un petit manteau à large collet,sur la tête une toque ou un petit chapeau à plumes. AvantHenri III on mangeait avec les doigts, les fourchettes datentde son règne. On commença sous Henri IV à porter sur Upoitrine des montres volumineuses, qu’on nommait montrahorloges , il était d’usage alors de porter une longue barbtque l’on polissait avec de la cire.
Les femmes se coiffèrent d’abord de turbans à la napo-litaine ornés de perles d’or; leurs robes étaient de satin ou develours, garnies de dentelles. Sous Henri II parut pour lapremière fois la mode des paniers. L’usage des masques datede François I er . Les collets à fraise de Charles IX ; Catherine de Médicis est la première reine de France qui ait eu un car-rosse, on se servait alors dans Parisd’un véhicule grossier quel’on appelait un coche. On commença à se poudrer les cheveuxvers 1590. Sous Henri IV , les femmes conservèrent l’usagedes masques. Voyager sans en avoir un sur la ligure était unechose honteuse pour les dames de qualité.
Sous le règne de Louis XIII , Paris commence à devenir uneville moderne, a être officiellement la capitale scientifique etlittéraire du royaume, par la création de VImprimerie royaleen 1620, du Jardin des plantes en 1626 et de Y Académie Française en 1635; à cette époque on éleva le portail deSaint-Gervais , l’aqueduc d’Arcueil conduisit au faubourgSaint-Jacques les eaux de Rungis , les maisons, les quais, h*ponts de l’ile Saint-Louis furent bâtis. Marie de Médicis fitplanter le Cours-la-Reine, elle jeta en 1615 les fondements dupalais du Luxembourg, -, l’église de la Sorbonne fut élevéeen 1635, le collège Louis-le-Grand construit l’année sui-vante; les premières fondations du Palais-Royal , furent je-tées en 1629, l’accroissement des faubourgs Montmartre etSaint-Honoré, et des quartiers Saint-Koch et Feydeau , obli-