y
— XXXII —
i r !
l’arquebuse, pour y donner les'prix qu’elle accordait tous lesans à cette compagnie. 11
Le 15 août, se faisait à l’issue des vêpres de Notre-Dame , ?la procession solennelle en vertu du vœu de Louis XIII en 1638 j,et renouvelé en 1738 par Louis XV . | Sl
Le 3 novembre, le roi ouvrait la grande chasse de saint Hu- àbert dans la forêt de Fontainebleau. Les dames de la cour y nassistaient en costume d’amazones.
Le 14 juillet 1789 la révolution commença par la prise et la i gdestruction de la Bastille . Une municipalité remplaça la prévôté j ltdes marchands et s’empara de la direction de la police. La féo- irdalité cessa de diviser la ville en seigneuries particulières. On i Une vit plus une population industrieuse obligée de s’accumuler |ltdans des lieux privilégiés pour y exercer les arts et les métiers.
On créa alors les tribunaux, les justices-de-paix. Mais tandisque le peuple jouissait de l’extinction de quelques abus, desintrigants le plongèrent dans la licence. Une guerre généraleaffligea l’Europe . Des pierres de la Bastille on construisit lepont Louis XVI , mais bientôt la royauté fit place à la répu-blique. — Le peuple parisien règne et gouverne, et il trans-forme les couvents en clubs, les églises en temples de la liai-son, les palais en élablis-ements publics. Au milieu de cesorages naissent cependant de grandes institutions. Les lycéesde Paris , alors appelés écoles centrales ; les .écoles normaleet polytechnique. La première établie d’abord à l’amphitéàti'edu Jardin-des-plantes , d’où elle fut transférée rue des Postes,la seconde au collège de Navarre , rue de la Montagne Sainte-Geneviève où elle est restée; le Conservatoire des Arts et Mé tiers , rue Saint-Martin, formé sur la proposition de Grégoire;l’Administration des Télégraphes, dont Cnappe fut l’inventeur,une foule d’hôpitaux civils et militaires, principalement ceuxde la Pitié et Saint-Antoine, le premier occupé d’abord parles enfants de la Patrie, orphelins des deux sexes. On mit lefeu à la Force dans la nuit du 20 au 21 janvier 1792, à pareiljour 1793, le roi Louis XVI porta sa tête sur l’échafaud.
Parmi les découvertes faites sous son règne, nous men-tionnerons celle des paratonnerres, par Franklin ; celle dumagnétisme animal, par Mesmer ; celle des aérostats, parMongoltier (1783).
Au commencement du règne de Louis XVI , les coiffuress’élevaient à une hauteur exorbitante; en 1780. on porta unecoiffure basse appelée coiffure à l’enfant. En 1784, toutes les