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en France . Depuis sa fondation, l’Hôtel-de-Ville a été le té-moin muet de toutes les scènes révolutionnaires.
On peut entrer à l’Hôtel-de-Ville avec une carte de M. lepréfet, facile à obtenir. Les salles de réception sont décoréesavec un luxe dont aucune description ne pourrait donner l’i-dée. Les principales sont celles du Trône, des Arcades de l’Em-pereur, les salons Jaune et Bleu, les deux salons des Arts, lasalle des Cariatides, la grande galerie des Fêtes, les deux sa-lons des Prévôts qui renferment les bustes des prévôts deParis , depuis Evreux , qui fut prévôt en 1205 jusqu’à Tru-daine, prévôt en 1705.
La préfecture de la Seine est située à l’entresol de la façadede l’Hôlel-de-Ville parallèle au quai. On trouve à l’Hôtel-de-Ville une bibliothèque curieuse fondée par M. Moriau, en 1759.Cette salle d’étude, administrée par M. II. Rolle , s’accroît conli-j J'uellement. Elle est ouverte tous les jours de 10 heures à 3
I heures. Les vacances commencent le 15 août et finissent le
P' octobre.
L’HOTEL DES INVALIDES . SA CHAPELLE, SON MUSÉEET SA BIBLIOTHEQUE. — L’hôtel des Invalides a été com-mencé par Louis XIV , en 1671, et terminé en 1674. La façadede cet édifice n’a pas moins de 133 fenêtres; son style estd|une sévérité imposante ; au milieu est un avant-corps servantd'entrée principale. Un ordre de colonnes ioniques supporte“n arc massif chargé de trophées; dans le tympan, Cousloujeune a représenté Louis XIV à cheval, entouré de la Justiceet de la Prudence. Sur le piédestal de la statue de Louis XIV onht cette inscription : Ludovicus Magnus , militibus regaliWuni/icentio in perpeluttm provident has xdes posuit, an1675. (Louis le Grand, dans sa royale munificence, a fondé1 <*t hôtel pour assurer à jamais le sort des vieux soldats.) La
I c °ur principale de l’hôtel (la cour d’Honneur), est longue de'30 mètres et large de 62. Au midi s’élève le portail de l’é-?üse, remarquable par le grand nombre de drapeaux que l’onj I voit et aussi par les tombeaux de l’empereur Napoléon I er , duvomte de Guibertct du duc de Coiguy, tous deux gouverneurs“* j’hôlel. La crypte où est déposé le monument funéraire im-périal a 6 mètres au-dessous du sol, et forme un cercle donte rayon est de 11 mètres. Une partie est à ciel ouvert. Sous' e dôme est le tombeau ; de sorte qu’on peut le voir sans ydescendre et admirer douxe ligures colossales, dernière œuvrede Pradier. Le sarcophage est d’un granit rouge antique dertnlande. En face de la porte d’entrée, dans un caveau éclairé
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